Le SRB n'est pas enterré, selon Labeaume

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(Québec) Le maire de Québec s'est défendu vendredi d'avoir enterré le service rapide par bus (SRB). Loin de s'en dissocier, Régis Labeaume souhaite même étendre ses tentacules sur la rive nord.

«Ce qui est enterré, c'est le SRB Québec-Lévis. Ça c'est certain. Mais le SRB à Québec, moi je l'ai pas enterré. Il reste là, c'est une possibilité très forte», a lancé le maire aux journalistes, lors d'une mêlée de presse en marge du Salon Maternité Paternité Enfants, à ExpoCité.

C'est d'ailleurs sur la base du tracé de l'étude de faisabilité du tramway/SRB que l'administration Labeaume entend construire le prochain réseau de transport en commun de la capitale. 

S'il se dit ouvert à des changements, le maire ne cache pas qu'il va plaider les choix faits jusqu'à présent, notamment le passage des autobus sur le boulevard Charest plutôt que sur le boulevard René-Lévesque. «C'est pas si simple que ça», dit-il. 

L'élu municipal rêve également à un réseau de bus plus complet. «Il faut qu'à terme on ait un système qui desserve plus de monde parce qu'honnêtement, le projet qu'on avait, c'était pour nous autres une première phase», a-t-il spécifié. 

M. Labeaume se dit prêt à aller chercher les gens plus loin au nord, à l'est, à l'ouest et à desservir l'aéroport par exemple. 

Garder le bureau d'études

Pour organiser la grande consultation sur le transport promise jeudi, répondre aux questions des citoyens, travailler les nouvelles propositions, le maire veut garder ouvert le bureau d'études du SRB. Il en a déjà fait la demande verbalement au ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, qui lui a demandé de coucher ses arguments par écrit. 

Ce bureau aurait un effectif «très réduit». Impossible pour le moment de savoir ce que cela signifie numériquement. Y seraient délégués, comme maintenant, des fonctionnaires provenant de la Ville de Québec et du Réseau de transport de la Capitale (RTC), dont les salaires sont payés à même le budget de 12,5 millions $ du SRB. Les trois employés municipaux de Lévis doivent quitter incessamment. 

Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre Lessard, a confirmé vendredi que son patron était ouvert à l'idée de recycler le bureau d'études. Il assure que le gouvernement du Québec a toujours l'intention d'«épauler financièrement et techniquement» les villes pour qu'elles élaborent un système de transport collectif performant. «Maintenant, il faut voir quelles sont les règles, qu'est-ce qu'on peut faire avec les sommes, qui peut en bénéficier», a souligné M. Gaudreault. Si Lévis a des demandes, elles seront aussi examinées, a-t-il indiqué. 

Vendredi, Régis Labeaume n'avait pas le coeur à la reconnaissance. «Tout l'argent qui a été dépensé pour bâtir le réseau sur la rive sud, c'est de l'argent perdu. Sur la rive nord, dépendamment des décisions qu'on prendra, on va peut-être tout garder, on va avoir besoin de tout ce qu'on a dépensé», a-t-il laissé tomber. 

Le maire a assuré qu'il fera prochainement un bilan des dépenses encourues pour le SRB au cours des dernières années. Il n'a pas voulu commenter l'affirmation de la chef de l'opposition Anne Guérette, selon laquelle il y en a pour 15 millions $ au moins.

Duclos pas pressé

Le ministre Jean-Yves Duclos est convaincu qu'il y aura encore de l'argent fédéral pour la région de Québec quand le prochain système de transport collectif sera prêt à être financé. Le député de Québec à la Chambre des Communes s'est montré confiant et patient, au lendemain de l'abandon du SRB Québec-Lévis. Il a laissé aux maires de Québec et de Lévis toute la latitude de proposer de nouveaux projets. Selon M. Duclos, la région a tout simplement besoin «d'un petit peu plus de temps pour cerner ses priorités en transport collectif». Il n'a pas voulu dire s'il s'attendait à un projet conjoint. Qu'importe ce qui en sortira, «le fédéral va être au rendez-vous», a assuré le ministre de la Famille, qui s'engage à porter «tous les espoirs et toutes les ambitions» de la région à Ottawa. M. Duclos a rappelé que le gouvernement Trudeau a réservé 21,3 milliards $ sur 10 ans pour les infrastructures de transport en commun.

Blaney s'en mêle

Le député fédéral de Bellechasse-Les Etchemins -Lévis, candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada, s'est mêlé de politique municipale, vendredi. Steven Blaney a félicité le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, pour sa gestion du dossier du service rapide par bus (SRB). «Le maire de Lévis a su écouter ses citoyens et je salue sa décision. Il a tenu compte des coûts élevés du projet par rapport aux bénéfices projetés. De même, il a respecté les besoins et désirs de la Ville de Québec en ne compromettant aucunement leur portion du projet», a déclaré le député dans un communiqué de presse. Le politicien conservateur est partisan de la construction d'un troisième lien routier entre les deux rives du Saint-Laurent.




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