Guérette se positionne contre le SRB

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La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, compte mettre fin au projet de SRB si elle est élue.

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(Québec) L'opposition a fait mercredi son bilan du règne de Régis Labeaume à l'hôtel de ville de Québec en traçant le portrait d'un maire dépensier et autocratique. La chef Anne Guérette a promis «plus de ri­gueur dans les finances» si elle est élue à la mairie et la fin du projet de service rapide par bus (SRB).

Démocratie Québec (DQ) a dressé une longue liste de projets considérés comme des dépenses inutiles depuis l'arrivée au pouvoir de Régis Labeaume le 8 décembre 2007. Du coffre-fort virtuel au déménagement du marché public du Vieux-Port en passant par l'horloge du Jura et la boule de neige, le parti d'opposition calcule qu'il y a «au moins» 61 millions $ de projets injustifiés, sans compter les grands évènements.

La paternité est attribuée au maire lui-même en raison de sa gouvernance qualifiée d'«unilatérale» et centralisatrice.

«Nous, on appelle ça un régime insoutenable à long terme. Il faut revenir à la mission première d'une ville : donner des bons services à nos citoyens. Et pour les grands projets, il faut les ficeler, les attacher davantage en sachant comment ça va nous coûter pour les réaliser, comment ça va nous coûter pour les gérer et aller chercher de cette façon-là aussi l'appui de la population», a déclaré Mme Guérette en conférence de presse.

La chef de DQ n'a pas tardé à prendre l'exemple du SRB. Selon elle, ce projet de plus d'un milliard de dollars représente tout ce qui cloche dans l'administration Labeaume, en termes de financement et d'acceptabilité sociale. Mme Guérette compte bien y mettre fin si elle est élue.

Tracé sur Charest

En fait, la politicienne s'est d'abord dite en désaccord avec le tracé du boulevard Charest. «On pense que c'est un mauvais projet. Sur au moins 50 % du trajet, il y a personne qui habite sur le tracé du SRB. Qui va utiliser le SRB? Qui va embarquer dans le SRB?» a-t-elle demandé.

«Pour ce qui est d'un SRB ailleurs, écoutez, les chances ne sont vraiment pas fortes», a enchaîné Mme Guérette. En fin de conférence de presse, elle a dit être contre le SRB dans son ensemble, mais tout de même en faveur du transport en commun.

«Mais est-ce qu'au nom du transport en commun, on va pousser le mauvais outil au mauvais endroit? La réponse c'est non, a-t-elle martelé. Parce que c'est même dangereux. Si on fait un projet de transport en commun qui, au bout du compte, est un gouffre financier et ne suscite pas suffisamment d'achalandage, on va venir nuire au transport en commun.»

Démocratie Québec dit travailler sur une «vision globale» pour le transport collectif, qui sera dévoilée après discussion à son congrès de la fin mai.

Régis Labeaume a refusé de commenter directement la sortie de l'opposition. «On va les laisser aller», a glissé le maire avant d'adopter un ton sarcastique. «De toute façon, on ne fait rien de bon depuis 10 ans», a-t-il ironisé.

Avec Valérie Gaudreau

Plus modeste à Lévis qu'à Québec

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, présentera très bientôt son «choix final» quant au type de service rapide par bus (SRB) qui sera déployé sur son territoire. Mais il avertit déjà la population que ce sera un projet «spécifique à Lévis» et «plus modeste» qu'à Québec. Alors que la semaine dernière, lui et le maire de Québec Régis Labeaume avaient présenté un «projet commun» de SRB, le maire Lehouillier a indiqué mercredi, en marge d'une conférence de presse, que l'important avait été de «s'entendre sur les tracés minimaux». Avant de lever le voile sur ses intentions, le maire Lehouillier a expliqué qu'il doit rencontrer jeudi le ministre des Transports Laurent Lessard. «Ce sera pour nous une rencontre cruciale pour la suite des choses», a-t-il commenté. Pour M. Lehouillier, cette rencontre permettra non seulement d'«attacher les dernières ficelles», mais de savoir si ses propositions passent ou cassent. Il dit qu'après, il saura «effectivement s'il y aura un SRB ou non à Lévis». Depuis la présentation du budget provincial, à la fin mars, l'idée que Lévis puisse être exclue du projet de SRB a été évoquée à quelques occasions, et les rencontres entre les partenaires se sont multipliées.  Patricia Cloutier




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