Se préparer avant de rouler dans la tempête

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«Dans des cas de tempêtes comme on a vécues, on essaie de ne pas prendre la route à moins d'une urgence nationale. On reste à la maison», rappelle une porte-parole du CAA-Québec, Annie Gauthier.

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(Québec) Jusque-là, vous n'y pensiez pas trop. Puis il y a eu ces images de voitures immobilisées, embouties, ensevelies. Des gens coincés dedans. Et vous, vous seriez prêts si ça vous arrivait? Offrons-nous un petit rappel.

Avant le départ

Si dame Nature se déchaîne : «Dans des cas de tempêtes comme on a vécues, on essaie de ne pas prendre la route à moins d'une urgence nationale. On reste à la maison», rappelle une porte-parole du CAA-Québec, Annie Gauthier. Si vous devez vous élancer sur les routes ensevelies : «Quand on part, ce serait bien de prévenir les gens : indiquer le moment de notre départ, le trajet qu'on compte faire et le moment d'arrivée estimé. Comme ça, il y a des gens qui sont informés qu'on est sur la route.»

Dans l'auto

Été comme hiver, mieux vaut avoir son kit de survie! dit-elle. Et plus vous allez loin, plus il faudra l'engraisser. Espérons pour vous que le balai à neige et le grattoir pour la glace sont déjà en place. Mais il y a plus : lampe de poche à manivelle, pelle, câbles de survoltage, fusibles, outils de base, un sac de sable ou de litière, plaques d'adhérence (traction aid)... 

C'est suffisant? Pas tout à fait, prévient Mme Gauthier. Imaginons la scène : vous partez pour une soirée, une légère robe sur le dos; ou vous partez à la campagne pas trop vêtu. Et c'est la panne. «Les gens qui sont restés pris plusieurs heures [mardi et mercredi] ont trouvé le temps long.» Avez-vous de l'eau, des noix et barres de céréales, des vêtements chauds en quantité, des bottes? Et vous avez pensé à faire le plein d'essence? «Il faut être préparé en tout temps.»

En route

Il faut porter attention aux détails. «On remarque les sorties, le kilométrage auquel on est rendu, s'il y a des commerces environnants, s'il y a des indices. [...] Être attentif où on a passé.»

Ça y est, vous êtes coincés

Un accident, un carambolage, une sortie de route, une immobilisation à cause de la météo, etc. Immédiatement : allumer les feux clignotants. Si c'est sécuritaire, vous pouvez installer des lumières de secours ou attacher un vêtement coloré sur le véhicule.

«La règle d'or, quand il y a une problématique comme celle-là : on reste dans la voiture, bien attaché. Et on attend l'arrivée des secours avant de sortir parce que l'habitacle de notre voiture nous protégera toujours plus que nous tout seul au milieu de l'autoroute où il y a des véhicules qui pourraient nous happer, où on pourrait être coincé entre des véhicules, où on pourrait recevoir des débris», explique Annie Gauthier. Elle répète : mieux vaut demeurer dans la voiture ou le camion. Mais s'il y a urgence d'évacuer, attendre que le tamponnage des voitures ne soit plus qu'un bruit sourd et lointain. «Évidemment, si le véhicule prenait en feu, on sort.»

En tout temps

«On se dépêche d'appeler les autorités.» Ne pas oublier le téléphone, donc. Normalement, les secours viennent... Au fait, si le 9-1-1 est engorgé, la Sûreté du Québec a un numéro alternatif : 310-4141 ou le *4141 pour les cellulaires.

C'est ici que la surveillance effectuée en route paye : «On signale sa position avec le plus de détails possible.»




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