La grève évitée au RTC

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En plus d'annuler la grève prévue pour lundi, l'entente de principe assure le retour du système Nomade temps réel, qui devrait être remis en fonction samedi.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne sera pas en grève lundi. Et grâce à l'entente de principe conclue avec ses chauffeurs vendredi, le RTC s'assure une tranquillité d'esprit pour au moins les cinq prochaines années.

«Il s'agit évidemment d'une excellente nouvelle pour toutes les parties impliquées et, au premier chef, pour nos clients», s'est réjoui vendredi après-midi le président du RTC, Rémy Normand, après un blitz de négociations de plus de 30 heures. «Les parties ont travaillé d'arrache-pied pour parvenir à s'entendre avant le déclenchement d'une grève, qui aurait inévitablement eu des répercussions sur notre clientèle.»

En plus d'annuler la grève prévue pour lundi, l'entente de principe assure le retour du système Nomade temps réel, qui devrait être remis en fonction dès samedi matin. 

Pour la partie patronale, le règlement laisse également présager des années paisibles à venir. «On peut dormir pour au moins cinq ans», a d'ailleurs laissé entendre Alain Mercier, directeur général du RTC, faisant référence à la loi 24. Adoptée en novembre 2016, celle-ci stipule que les conventions collectives dans le secteur municipal, dont fait partie le RTC, doivent être d'une durée minimale de cinq ans.

Rémy Normand s'est fait prudent vendredi quant à la suite des procédures. «Il reste quand même une étape à franchir pour que les membres entérinent par un vote [l'entente], alors on se garde une petite réserve.» Deux assemblées générales, prévues mercredi soir et jeudi matin, permettront aux membres du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) de se prononcer.

François Forget, porte-parole de la CSN, à laquelle est affilié SETPQM, a pour sa part mentionné que «le comité de négo recommandera l'adoption de l'entente» de principe conclue vendredi. Tout comme la partie patronale, il n'a pas voulu commenter la teneur de ladite entente avant les assemblées générales.

Parmi les points en litige, mentionnons le régime de retraite, les salaires et l'organisation du travail des chauffeurs du RTC.

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Le président du Réseau de transport de la Capitale, Rémy Normand, et le directeur général du RTC, Alain Mercier, se sont félicités vendredi de l'entente de principe survenue avec le syndicat des chauffeurs d'autobus.

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«Grand respect»

Rémy Normand a souligné à plus d'une reprise durant la conférence de presse de vendredi «le très, très grand respect» dans lequel se sont déroulées les négociations des dernières semaines. «Ça s'est fait dans le respect mutuel tout du long, et je pense que quand on arrive à s'entendre à la fin d'un processus comme celui-là, tout le monde est content. [...] Ça dénote à quelque part toute l'évolution qu'il y a eu dans les relations de travail au RTC depuis de nombreuses années. Plusieurs ont fait le parallèle avec 2004, mais depuis ce temps-là, c'est la troisième [convention collective] qu'on réussit à négocier sans qu'il n'y ait de mouvement de débrayage. Je pense qu'il y a eu une évolution marquée, significative des relations de travail au RTC, et cette entente-là nous permet également de tabler sur le respect mutuel pour se projeter dans le futur. Le dernier sprint a été plutôt intense - 30 heures en ligne -, mais le jeu en valait la chandelle, considérant tous les impacts positifs que ce règlement a sur notre clientèle et sur le futur du RTC.»

Selon le syndicat, le mandat de grève pour lequel ont voté massivement ses membres il y a moins de deux semaines découle directement de la loi 24, qui limite les délais de négociation des conventions collectives dans le secteur municipal. Pour Rémy Normand, cette nouvelle loi «n'est pas une contrainte en soi», mais plutôt «un cadre additionnel». Il se réjouit que l'équipe de négociation soit parvenue à «concilier les intérêts de tout le monde à l'intérieur de ça».

«Je souligne la participation de l'équipe de négociation patronale et syndicale, parce qu'ils ont fait l'effort de déborder de ce cadre légal là pour dire: "on est capable de trouver une voie de passage", et c'est visiblement ce qu'on a réussi à faire», conclut-il.  Avec Valérie Gaudreau

***

Chronologie

  • 1er novembre 2004: fin de la dernière grève des chauffeurs du RTC
  • 26 février 2017: vote à 95 % en faveur d'un mandat de grève illimitée
  • 1er mars 2017: annonce de grève générale illimitée à compter du 13 mars
  • 8 mars 2017: entente sur les services essentiels à prodiguer aux usagers du RTC
  • 10 mars 2017: entente de principe entre le RTC et ses chauffeurs 




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