Centre de prédédouanement: contrairement à Québec, Toronto prête à tout payer

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Comme l'aéroport de Québec, PortsToronto, qui chapeaute l'aéroport Billy-Bishop (photo), attend que le gouvernement canadien officialise l'entente conclue avec les Américains pour des centres de prédédouanement en sol canadien.

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(Québec) L'aéroport Billy-Bishop de Toronto n'attend aucun financement gouvernemental pour le centre de prédédouanement qui lui a été accordé en même temps que Québec et a même lancé le chantier qui permettra aux passagers de passer les douanes américaines avant leur départ du Canada.

Le Soleil a vérifié auprès du deuxième aéroport de la métropole canadienne, situé sur une île dans le port de Toronto, à proximité du centre-ville, comment il se préparait pour accueillir le centre de prédédouanement promis en mars 2016.

Comme l'aéroport de Québec, PortsToronto, qui chapeaute l'aéroport Billy-Bishop, attend que le gouvernement canadien officialise l'entente conclue avec les Américains. L'administration démocrate a pris les devants à la fin de l'année, avant le départ de Barack Obama. 

Par la suite, il restera à conclure les négociations sur l'aménagement et les coûts spécifiques à Billy-Bishop, indique sa porte-parole Sarah Sutton. «Nous n'avons pas d'attentes quant à un financement gouvernemental à Billy-Bishop. Cela dit, les coûts totaux pour les services ne sont pas connus encore puisque les discussions bilatérales sur les détails de l'implantation se poursuivent et que le Canada doit encore ratifier l'entente au parlement. Le modèle des aéroports canadiens est basé sur l'autonomie des autorités aéroportuaires, qui sont essentiellement financées par les passagers, et cela a bien servi le Canada», explique-t-elle dans un courriel. 

Infrastructures

PortsToronto pourrait néanmoins demander à Ottawa d'investir dans les infrastructures du port et l'aéroport dont il assure la gestion. 

Nieuport Aviation, propriétaire et gestionnaire de l'aérogare, a déjà lancé une série de travaux qui permettront de doubler la section des arrivées domestiques et transfrontalières ainsi que le nombre de passagers, pour atteindre le cap des cinq millions. Il ne restera qu'à greffer le centre de prédédouanement, dont la construction pourrait prendre un an. L'année dernière, 450 000 passagers ont voyagé aux États-Unis à partir de Billy-Bishop. Ces statistiques sont aussi appelées à croître. 

Bras de fer à Québec

Le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc., Gaëtan Gagné, est engagé dans un bras de fer avec les libéraux canadiens pour réduire la facture associée au centre de prédédouanement américain. Il accepte de payer pour les installations elles-mêmes, soit environ 30 millions $, mais il refuse d'assumer les coûts d'exploitation estimés entre 3 et 4 millions $ par année. 

Dans les autres aéroports canadiens dotés d'un centre de prédédouanement, cette dépense n'est pas à la charge des administrations aéroportuaires, mais les États-Unis ont changé les règles du jeu dans la plus récente entente. Québec les connaissait et les a acceptées, affirme Ottawa.

À Québec, 239 000  passagers avaient pour destination les États-Unis en 2015, indique le dernier bilan disponible.




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