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Vers la reconnaissance faciale à la SAAQ

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Selon la SAAQ, au Canada, sept provinces utiliseraient la reconnaissance faciale par ordinateur dans la délivrance des permis de conduire.

123RF, Franck Boston

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(Québec) La prochaine fois que vous renouvellerez votre permis de conduire, regardez bien l'appareil qui croque votre portrait. Il pourrait avoir changé. La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) entend implanter un système national de reconnaissance faciale des conducteurs, un logiciel qui pourra décortiquer et comparer les millions de photos de sa banque de données, a appris Le Soleil.

Pourquoi recourir à cette technologie? Pour éviter «certains cas» de fraude, répond un des porte-parole auprès des médias, Mario Vaillancourt. «C'est pour s'assurer que la personne qui est devant nous, sa photo correspond à ce qu'on a déjà d'elle, ou correspond bien aux informations qu'on a d'elle.»

Des exemples : un individu pourrait profiter des failles pour demander plusieurs permis de conduire ou pour en obtenir un sous une fausse identité. Un autre pourrait réclamer un dédommagement de l'assureur public sans y avoir droit. Le logiciel pourrait alors analyser les quelque 15,5 millions de photos détenues par la SAAQ et éventuellement sonner l'alarme.

Il y a donc un problème de fraudes à la SAAQ? «Ce n'est pas parce que c'est en hausse», assure M. Vaillancourt. En fait, la société d'État n'en a aucune idée : «On n'a pas de chiffres là-dessus.» Vous n'avez pas de statistiques sur les fraudes? «Non. Non, nous on n'a pas d'information là-dessus. C'est peut-être au niveau des corps policiers. Mais nous on n'a pas de données là-dessus.»

À la recherche du bon logiciel

Histoire de hausser la sécurité de plusieurs crans, la SAAQ vient donc de publier un appel à l'entreprise privée pour connaître les logiciels disponibles. «On est un peu en mode exploratoire pour vérifier les tendances du marché à ce niveau-là, explique M. Vaillancourt. Le but, c'est d'avoir accès éventuellement à la meilleure technologie en ce sens-là, par exemple dans les centres de services où les prises de photos peuvent être [effectuées].»

Donc, à terme, le but est d'implanter la reconnaissance faciale? «Je ne peux pas vous donner d'échéancier aujourd'hui. [...] Mais on explore. Donc éventuellement oui, ce serait pour mettre en place ce genre de logiciel.»

Nombre d'outils numériques utilisés couramment par l'humain branché usent déjà de la reconnaissance faciale, dont Facebook. Et ce stockage des données biométriques est souvent contesté au nom de la vie privée. La SAAQ n'a pas évalué cet aspect : «Je ne peux pas m'avancer là-dessus.»

Mario Vaillancourt remarque cependant que la reconnaissance faciale est largement répandue au sein des organisations similaires à la SAAQ. «La majorité des administrations nord-américaines émettrices de permis de conduire applique activement un programme de reconnaissance faciale pour contrer la fraude et l'usurpation d'identité au niveau de leur clientèle», lit-on dans des documents consultés.

Notre interlocuteur ajoute : au Canada, sept provinces utiliseraient la reconnaissance faciale par ordinateur. «Je sais que l'Ontario et les provinces de l'Ouest s'en sont dotés. [...] On me dit qu'aux États-Unis aussi, c'est pas mal implanté ce genre de chose.»




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