Début de saison hors du commun pour les motoneigistes

La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec... (Photothèque Le Soleil)

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La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et la Sûreté du Québec misent sur une campagne de sensibilisation en trois thèmes : le respect de la limite de vitesse, le respect de la signalisation ainsi que la conduite avec les facultés affaiblies.

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(Québec) La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et la Sûreté du Québec s'unissent de nouveau pour accroître la sécurité dans les sentiers de motoneige.

Tous les centimètres de neige qui sont tombés jusqu'à maintenant sur le territoire québécois ne plaisent pas qu'aux amateurs de sports de glisse. Les motoneigistes du Québec sont tout aussi heureux de ce début de saison «exceptionnel», à en croire l'administrateur pour le Bas-Saint-Laurent et secrétaire de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), Denis Langevin.

La joie paraissait dans la voix de ce passionné de motoneige quand Le Soleil l'a contacté samedi après-midi, alors qu'il revenait d'une balade à l'extérieur. «On a de la neige comme au mois de février!» s'est-il réjoui, soulignant que la région a reçu près de 50 cm dans la dernière semaine.

Celui qui patrouille les sentiers depuis plus de 20 ans est tout simplement ravi que la plupart des clubs du Québec aient pu commencer leurs activités dès la mi-décembre, alors qu'à l'habitude, celles-ci commencent plutôt entre Noël et le jour de l'An. «Le premier club a ouvert le 9 décembre. [...] C'est une année exceptionnelle pour l'est du Québec», a-t-il indiqué. Le froid du début de saison, suivi par des accumulations de neige successives ont contribué à ce lancement de la saison en force. Il y a quatre ans, se rappelle-t-il, un début de saison semblable avait permis d'étirer les activités jusqu'à la mi-avril.

Même si la saison a débuté plus tôt, on ne dénombre pas plus d'accidents par rapport à l'an dernier sur les 33 000 km de sentiers balisés québécois. «On est chanceux de ne pas avoir plus d'accidents parce que [...] on part et on est un peu fébriles, mais on est un peu rouillés», a souligné M. Langevin.

Deux accidents mortels

En date du 7 janvier, la Sûreté du Québec (SQ) comptabilise un total de deux accidents mortels sur l'ensemble du territoire. Deux de trop, a toutefois concédé le vétéran de la motoneige, qui assure que la FCMQ travaille en partenariat avec la SQ pour sensibiliser les motoneigistes à adopter des pratiques plus sécuritaires. «On espère que la tendance va se maintenir. Ce qui est à surveiller aussi ce sont les gens qui circulent hors sentier», a-t-il signalé, rappelant les dangers qui y sont liés.

Cette saison, la FCQM et la SQ misent sur une campagne de sensibilisation qui se divise en trois thèmes: le respect de la limite de vitesse, le respect de la signalisation ainsi que la conduite avec les facultés affaiblies. Une vaste opération nationale est d'ailleurs organisée jusqu'à dimanche pour cibler les comportements à risque.

M. Langevin, qui enseigne aussi à de futurs agents de surveillance bénévoles comment patrouiller sur les sentiers, reconnaît que du travail reste à faire pour apprendre à plusieurs les pratiques sécuritaires. «On mise sur la sensibilisation et l'explication aux motoneigistes. Les enfants doivent être assis en arrière. Même s'ils sont en infraction, on les sensibilise», a-t-il donné en exemple, alors qu'il raconte avoir intercepté un motoneigiste qui avait installé son bambin sur le guidon de son véhicule.

Au Québec, près de 90 000 personnes s'adonnent à la motoneige, tandis que 1200 patrouilleurs bénévoles sillonnent les dizaines de milliers de kilomètres de sentiers pour assurer la sécurité des amateurs.

Retombées économiques importantes

D'après le secrétaire de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), Denis Langevin, la pratique de la motoneige au Québec engendre des retombées économiques de l'ordre de 2 milliards  $ par année. En 2006, selon une étude commandée par le ministère du Tourisme, les retombées économiques liées à la pratique récréotouristique de la motoneige se chiffraient à 860 millions $. «Il y a des hôtels qui restent ouverts à l'année en raison des motoneiges», a défendu M. Langevin. «Des stations d'essence dans des petits villages [restent ouvertes] grâce aux motoneigistes», a-t-il renchéri, soulignant l'importance de l'industrie pour la survie de petites communautés.

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