109 km de rues traités contre les nids-de-poule

Le niveau d'intervention a varié selon les défauts... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le niveau d'intervention a varié selon les défauts à corriger. Plus des trois quarts des rues ont fait l'objet d'un recouvrement, soit l'ajout de 30 millimètres d'asphalte en surface, ou d'un planage-pavage, qui consiste à rainurer la chaussée puis ajouter jusqu'à 50 mm d'asphalte. Les autres ont fait l'objet de travaux plus en profondeur.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'opération massive d'asphaltage lancée cet été par la Ville de Québec a permis de colmater des nids de poule sur 109 kilomètres de rues. L'investissement totalise 16 millions $. Des répétitions sont prévues pour les deux prochaines années.

«On n'a jamais posé autant d'asphalte que ça sur le territoire», a résumé l'ingénieur Marc-André Langlois, lors d'un bilan dressé jeudi par le Service de l'ingénierie. On parle de 110 000 tonnes de pavage, soit près de 7000 voyages de camions.

Les 213 chantiers de courte durée ont été réalisés entre la fin juillet la fin octobre. Les tronçons ont été choisis en fonction des plaintes et de la désuétude des chaussées, notamment. 

Le niveau d'intervention a varié selon les défauts à corriger. Plus des trois quarts des rues ont fait l'objet d'un recouvrement, soit l'ajout de 30 millimètres d'asphalte en surface, ou d'un planage-pavage, qui consiste à rainurer la chaussée puis ajouter jusqu'à 50 mm d'asphalte. Les autres ont fait l'objet de travaux plus en profondeur. 

«Sur chacune des rues, on a essayé de faire l'intervention la plus optimale» afin d'augmenter la durabilité et le confort de roulement, a insisté Guy Laliberté, directeur de la Division réseaux centre-ville du Service de l'ingénierie. 

Durée de vie variable

Le coût des interventions a varié de 55 à 390 $ le mètre linéaire. Au total, 16 millions $ ont été décaissés pour l'opération. C'est légèrement plus que les 12 à 15 millions $ estimés au printemps, en pleine saison des nids-de-poule. 

C'est la qualité des travaux réalisés et non les prix soumis lors des appels d'offres publics qui expliquent la différence, a souligné M. Langlois. «Les prix sont beaucoup plus bas que les dernières années. C'est l'équivalent d'il y a 8 ans.» 

La durée de vie des chaussées revampées sera variable elle aussi. La couche la plus mince pourrait être exempte de fissures jusqu'à cinq ans. Le pavage-planage devrait durer de cinq à huit ans. Selon les constatations des ingénieurs dans le passé, même si la fissuration revient, la chaussée reste plus confortable qu'avant. Très précisément, M. Laliberté s'est dit confiant que les nids-de-poule seront moins nombreux dès le printemps prochain. 

Bilan au printemps

D'autres travaux de réhabilitation de la chaussée ont également été planifiés pour 2016 et sont encore en cours de réalisation. Il y en a pour 118 kilomètres supplémentaires. Un bilan est promis au printemps. 

Exactement 14 millions $ sont budgétés pour l'opération massive d'asphaltage en 2017. Même chose en 2018. Environ 200 kilomètres de chaussée feront alors l'objet de réfection ou d'entretien. 

En comité plénier, le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec a fait remarquer que le nombre de kilomètres pavés au cours des dernières années était beaucoup moindre, autour de 60 kilomètres par année. Paul Shoiry en conclut que l'administration Labeaume est en mode «rattrapage». 

Sa collègue Anne Guérette, candidate à la chefferie de Démocratie Québec, a fait un lien avec les élections qui auront lieu en 2017. Elle s'est fait couper son droit de parole pour non respect du protocole voulant que les fonctionnaires comparaissant en comité plénier ne soient pas embêtés par des questions «politiques». 

«Je ne sais pas si la pluie avait calculé la venue des élections. Elle aurait dû nous le dire», a répliqué le maire Régis Labeaume, affirmant répondre aux situations météo extrêmes du dernier hiver et aux plaintes de la population.

Laurentienne: le bureau de projet d'abord

Par ailleurs, le maire de Québec et le ministre des Transports ont accordé leurs violons dans le dossier de l'autoroute Laurentienne. Régis Labeaume a précisé jeudi après-midi que le gouvernement du Québec n'avait pas accepté tel quel son projet d'élargissement de 70 millions $, mais plutôt convenu de lancer un bureau de projet pour l'étudier. Ce que Le Soleil révélait d'ailleurs... en juillet. «Je n'ai rien appris à personne, François Blais (ministre responsable de la Capitale-Nationale) l'avait déjà dit», a lancé M. Labeaume aux journalistes, qui avaient pourtant compris qu'une étape supplémentaire était franchie. «Ça veut pas dire que c'est notre projet, mais il va se passer quelque chose», s'est réjoui le maire. En avant-midi, le ministre Laurent Lessard a répété qu'il était prêt à examiner la portion sud de Laurentienne en plus d'élargir au nord, sans toutefois se mouiller davantage.

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