Plusieurs dossiers de front au bureau d'études du SRB

Régis Labeaume estime pouvoir livrer une première phase... (Ville de Québec)

Agrandir

Régis Labeaume estime pouvoir livrer une première phase du SRB «une couple d'années» avant 2022 à condition que le financement soit réuni.

Ville de Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Que se passe-t-il au bureau d'études sur le service rapide par bus (SRB)? Alors que les maires de Québec et de Lévis appellent à l'accélération du grand projet de transport en commun, Le Soleil fait le point sur le travail en cours.

«On a des réunions sur la largeur des trottoirs et là, on va choisir bientôt le véhicule. Ça va ben plus vite que le monde pense», a révélé lundi Régis Labeaume, maire de Québec, qui estime pouvoir livrer une première phase du SRB «une couple d'années» avant 2022 à condition que le financement soit réuni.

Le lendemain, le ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, n'a pas répondu à l'appel du pied et a plutôt répété que les maires auraient à faire connaître davantage les avantages du SRB pour les citoyens. «L'effort pédagogique est fait, on va continuer à le faire. Je sais pas pourquoi il a dit ça», a répliqué jeudi M. Labeaume.

Il faut fouiller dans le devis produit lors de l'appel d'offres pour les études d'avant-projet du SRB pour trouver l'échéancier le plus précis des «livrables» attendus d'ici mars 2018, date avancée pour la publication du rapport final.

Trois livrables devraient être complétés en date d'aujourd'hui, soit la rédaction du projet de référence, le choix des critères de conception et la définition des besoins pour les pôles d'échanges, que l'on pourrait décrire comme de gros terminus avec services commerciaux. Deux terrains ont déjà été achetés par le Réseau de transport de la Capitale pour l'aménagement du pôle d'échanges de Saint-Roch.

Le projet de référence résume le tracé, identifie le type de matériel roulant, d'alimentation (électrique ou pas) et de plateforme requis en plus de localiser les centres d'entretien et d'exploitation.

Pour l'électrification, c'est la technologie à recharge rapide sans fil qui est étudiée de plus près. Des fournisseurs comme ABB ont déjà démontré leur intérêt. Quant à la plateforme, son épaisseur et sa conception vont varier selon que le corridor est fiabilisé, donc simplement débarrassé des infrastructures souterraines susceptibles de briser, ou évolutif, donc transformable pour accueillir un tramway.

Les critères de conception vont un peu plus loin. Ils détaillent la largeur des plateformes bétonnées sur lesquelles circuleront les bus, le gabarit du matériel roulant, le tracé en plan et profil avec les courbes, le dégagement vertical, les contraintes de charges sur les ponts et viaducs, l'incidence sur les infrastructures souterraines et les obligations liées à l'entretien et au déneigement, entre autres.

François Moisan, porte-parole du bureau d'études du SRB, refuse de dire précisément si ces étapes sont franchies. «Les équipes en place travaillent avec rigueur et le dossier avance très bien. On donnera plus de détails sur l'évolution du projet quand certaines étapes actuellement sur les planches à dessin seront complétées», s'est-il contenté de dire au Soleil.

Impact environnemental

Le ministère de l'Environnement nous a confirmé que le bureau d'études du SRB a déposé cet été son avis de projet. Il s'agit du premier geste qui enclenche la Procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement. En réaction, le Ministère a émis sa directive au promoteur. Semblable pour tous les projets de transport en commun, elle dresse la liste des thèmes à aborder dans l'étude d'impact environnemental. Il est question du projet lui-même et de ses impacts sur l'environnement, mais aussi du milieu récepteur, des variantes de réalisation et des mesures d'urgence.

L'étude d'impact environnemental est donc lancée et doit être complétée pour l'automne 2017. L'évaluation des impacts sur la circulation est due au même moment.

D'ici 2018, le bureau d'études du SRB doit aussi se pencher sur la conception des infrastructures (souterraines et de surface), l'exploitation et l'entretien du système, les coûts d'immobilisation et d'exploitation, le redéploiement des réseaux de transport en commun de Québec et de Lévis ainsi que le phasage et l'échéancier, que les politiciens municipaux voudraient raccourcir.

Partager

À lire aussi

  • Volvo vend son SRB

    Transports

    Volvo vend son SRB

    Le projet de service rapide par bus (SRB) Québec-Lévis attire l'attention des grands fabricants de matériel de transport en commun. Pour le président... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer