Centre de prédédouanement: le temps presse avec Trump

En mars 2016, Justin Trudeau et Barack Obama... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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En mars 2016, Justin Trudeau et Barack Obama avaient annoncé l'ajout de quatre centres de prédédouanement américains au Canada, dont un à Québec.

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(Québec) Avec l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis et le maintien des républicains au Congrès, le temps presse plus que jamais pour officialiser l'entente bilatérale qui doit permettre la construction d'un centre de prédédouanement à l'aéroport de Québec.

C'est en mars 2016 que le président démocrate sortant, Barack Obama, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont annoncé l'ajout de quatre centres de prédédouanement américains au Canada. En plus de l'aéroport international Jean-Lesage, qui attend le sien depuis des années, l'aéroport Billy Bishop de Toronto ainsi que les gares de Montréal et de Vancouver ont été choisis. 

Or il faut l'adoption de lois spécifiques de chaque côté de la frontière pour que ce projet devienne réalité. 

Au Canada, le projet de loi C-23 sur le précontrôle de personnes et de biens au Canada et aux États-Unis a été adopté en première lecture le 17 juin, mais n'a pas bougé depuis. «Puisque 16 autres projets de loi du gouvernement se trouvent devant la Chambre des communes, il est normal que certains en sont à la première lecture. Le projet de loi C-23 fera l'objet d'un débat en deuxième lecture en temps et lieu», a indiqué au Soleil Scott Bradsley, attaché de presse du ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Pause électorale

Le Congrès américain, lui, n'a pas encore appelé la pièce législative requise. Le Promoting Travel, Commerce, and National Security Act a été transmis à un comité en mars. Au printemps, il était question de l'inclure à un projet de loi omnibus, mais l'idée n'a pas passé la rampe et n'a pas ressurgi. 

Après une pause électorale en octobre, la Chambre des représentants recommence à siéger le 14 novembre, mais pour une courte session dite lame duck (canard boiteux), où le gouvernement en place tentera de faire adopter les projets de loi qui lui sont chers. À peine 16 jours de travail législatif sont prévus d'ici la fin de l'année. Le véritable changement de garde se fera le 20 janvier.  

«Bien qu'il soit inapproprié de commenter le processus ou les procédures d'un autre organe législatif, nous nous attendons à maintenir l'excellente relation de travail dont jouissent les

deux pays», a souligné M. Bradsley.

À la rentrée, l'ambassadeur du Canada à Washington, David MacNaughton, a indiqué à la Presse canadienne qu'il faisait pression pour que le sujet ne soit pas oublié. «Parce que si vous ne l'amenez pas sur le tapis, ça pourrait ne pas passer, simplement par inadvertance», a-t-il déclaré. 

Jugeant que les républicains comme les démocrates sont favorables à l'élargissement du prédédouanement, M. MacNaughton demeurait persuadé de voir le dossier réglé d'ici la fin de l'année. 

L'ambassadeur des États-Unis au Canada, Bruce Heyman, affichait aussi sa confiance dans les pages du Toronto Star, à la veille de l'élection, mais il y a fort à parier qu'il ne sera pas en poste très longtemps puisqu'il s'agit d'un proche de M. Obama. 

Renforcer les frontières

Donald Trump n'a pas fait de cachettes de son intention de renforcer les frontières. Il veut d'ailleurs construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour refouler les immigrants illégaux et les criminels. Il n'a pas les mêmes ambitions pour le Canada, jugeant la frontière trop longue et plus sûre. 

Le directeur des communications de l'aéroport de Québec, Mathieu Claise a indiqué jeudi n'avoir «rien à signaler» dans le dossier. 

Le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc. (AQi), Gaëtan Gagné, veut mettre en chantier le centre de prédédouanement en 2017 en vue d'une ouverture en 2018. Le bâtiment indépendant, qui sera adjacent au terminal actuel, doit coûter entre 25 et 30 millions $. Cette somme est déjà réservée. Elle est incluse dans le prêt de 315 millions $ contracté pour le projet d'agrandissement en cours. 

Un différent subsiste sur le paiement répété des salaires et des avantages sociaux des douaniers américains, qui doivent désormais être assumés par l'aéroport d'accueil. M. Gagné refuse d'assumer la facture puisque les aéroports canadiens opérant déjà des installations de prédédouanement n'y sont pas contraints.

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