Confusion autour du train à grande fréquence

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La transcription d'un important discours de Marc Garneau donnait l'impression que Québec était écartée du tracé du train à grande fréquence (TGF) planifié par VIA Rail.

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(Québec) L'absence du mot Québec dans la transcription d'un important discours du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a causé de l'émoi dans la capitale québécoise jeudi. Le texte donnait l'impression que Québec était écartée du tracé du train à grande fréquence (TGF) planifié par VIA Rail.

«Notre objectif est de rehausser l'expérience des voyageurs canadiens. Notre gouvernement se penche également sur le service ferroviaire à haute fréquence pour les voyageurs entre Montréal, Ottawa et Toronto», pouvait-on lire jeudi après-midi dans les notes d'allocution du ministre Garneau publiées sur le site Web de Transports Canada. Celui-ci présentait le matin à Montréal sa vision de l'avenir du réseau de transport du Canada, baptisée Transports 2030. 

L'avertissement «la version prononcée fait foi» était bien visible en haut de page. Et pour cause : Marc Garneau a bien parlé de Québec. «Notre but est de rehausser l'expérience des voyageurs canadiens. Notre gouvernement se penche également sur les services ferroviaires, comme vous le savez, à haute fréquence pour les voyageurs entre Québec et Windsor», a-t-il déclaré. 

«Ce n'est qu'un pépin qui ne devrait pas causer une histoire parce que les mots du ministre étaient clairs, l'intention elle est claire», a assuré son directeur des communications, Marc Roy, qui a demandé à ce que le texte sur le Web soit corrigé. 

Réaction politique

Les députés conservateurs de Québec, Joël Godin, Gérard Deltell, Pierre Paul-Hus, Alupa Clarke et Sylvie Boucher, avaient toutefois eu le temps de réagir dans un communiqué de presse. Ils se disaient «désolés» et faisaient ressortir la contradiction avec les propos du président et chef de la direction de VIA Rail, Yves Desjardins-Siciliano, qui affirme que Québec est incontournable dans le projet. 

«Comme nous l'avons toujours dit, si le projet va de l'avant, la région de Québec doit être incluse dans la phase initiale. Notre région est un important pôle économique et on doit faire partie de l'équation. De plus, on va s'assurer qu'un éventuel TGF ne soit pas une charge supplémentaire sur le dos des contribuables», écrivaient-ils. 

En fin d'après-midi, les conservateurs ont dû faire amende honorable et publier une correction. «Il semble que le ministre Garneau a mentionné la ville de Québec dans son discours, ce matin [jeudi], ce qui est une bonne nouvelle pour la région», pouvait-on lire désormais. 

Chez VIA Rail, l'erreur de transcription a été retenue. 

Gare hors centre-ville

Dans une entrevue au Journal de Québec, le président de la société d'État a par ailleurs admis que le service à haute fréquence entre Québec et Montréal pourrait souffrir de ne pas aboutir au centre-ville de Montréal en raison de la mainmise du train électrique de Montréal sur le tunnel sous le mont Royal. «On peut présumer qu'on va perdre un pourcentage d'achalandage, ça, c'est certain», a déclaré Yves Desjardins-Siciliano. Selon ses estimations, le temps de déplacement pourrait être allongé d'environ 10 minutes s'il faut plutôt s'arrêter à une gare intermodale près de l'autoroute 40.

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