L'allure de la tête des ponts dépendra du SRB, dit le MTQ

En 2011, Sam Hamad, alors ministre des Transports,... (Photothèque Le Soleil)

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En 2011, Sam Hamad, alors ministre des Transports, a lancé une réflexion sur l'approche nord des ponts de Québec et Pierre-Laporte afin d'améliorer la fluidité de la circulation.

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(Québec) L'étude sur la reconfiguration de la tête des ponts n'est pas terminée, se défend le ministère des Transports du Québec. Il faut encore y intégrer les aménagements requis pour le service rapide par bus (SRB).

Vendredi, le maire de Québec a profité de sa sortie sur les données de circulation entre les deux rives et un éventuel troisième lien routier Québec-Lévis pour dévoiler les conclusions de cette étude qui traîne en longueur.

«Il n'y a pas d'amélioration, sinon quelques changements pour des raisons sécuritaires, mais aucun changement pour des raisons de fluidité et de capacité», a dénoncé Régis Labeaume, qui met de la pression depuis un an et demi sur le gouvernement provincial pour que les résultats soient rendus publics.

Le cabinet du ministre des Transports, Laurent Lessard, n'a pas modifié ses plans pour autant. Mathieu Gaudreault, attaché de presse, a plaidé lundi que le projet est «bien vivant», mais néanmoins incomplet. «C'est encore inscrit dans le PQI [plan québécois des infrastructures, qui annonce les grands investissements planifiés par le gouvernement]. C'est juste qu'avec le SRB, il faut s'assurer que l'aménagement nécessaire au SRB n'entrera pas en conflit avec les aménagements qu'on avait développés avant que le projet se rende là», a-t-il rapporté.

«Le plan proposé fait l'objet d'un consensus de la part des différents partenaires et les étapes à venir restent tributaires de décisions qui vont être prises dans le projet du SRB», a insisté M. Gaudreault.

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, n'était pas au courant des prochains développements. «Il faut comprendre qu'il y a eu quand même quelques ministres des Transports ces dernières années au Québec, ça peut avoir retardé le processus», a-t-il tout de même tenté.

C'est Sam Hamad, alors ministre des Transports, qui a lancé en mars 2011 la réflexion sur l'approche nord des ponts de Québec et Pierre-Laporte. Il voulait repenser le «spaghetti» des échangeurs, rendus pour la plupart au bout de leur vie utile, pour améliorer la fluidité de la circulation, mais aussi pour imprimer une «signature» à l'entrée de la ville de Québec.

Impatience

Les travaux sur ce «schéma directeur», menés en partenariat avec la Ville de Québec et la Commission de la capitale nationale, devaient être diffusés au début de 2012, mais il a fallu attendre avril 2015 pour qu'une conférence de presse soit annoncée... puis annulée. Le ministre d'alors, Robert Poëti, a d'abord invoqué un conflit d'horaire pour retenir l'information. Puis les libéraux ont prétexté qu'ils ne voulaient pas s'immiscer dans l'élection partielle de la circonscription de Jean-Talon, tenue le 8 juin de cette même année.

Le dossier n'a jamais été rappelé, malgré l'impatience manifestée par le maire Labeaume, qui a décidé d'en ébruiter les grandes lignes.

Au moment de lancer le chantier de réflexion, en 2011, Sam Hamad avait lui-même proposé l'aménagement d'une gare intermodale où autobus, tramway et train à grande vitesse pourraient s'arrêter. Puis la Ville de Québec a raffiné son projet de tramway, devenu un SRB, qui doit passer par le pont de Québec et donc utiliser les échangeurs ou à tout le moins les traverser.

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