Autant de congestion, selon le Conseil régional de l'environnement

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Le Conseil régional de l'environnement appelle à une gestion de la demande plutôt que de l'offre de transport.

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(Québec) «C'est certain qu'on n'ajoutera pas de nouvelles voies de circulation. Ce n'est pas la solution.»

C'est par cette citation de Régis Labeaume, tirée d'un article du Soleil datant d'octobre 2009, que le directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale a réagi à la proposition d'un troisième lien routier dans l'ouest de Québec et de Lévis faite par le maire de Québec. 

«Je pense qu'à l'époque, il était bien conseillé et que, malheureusement, ces personnes-là ne sont plus autour de lui», a laissé tomber M. Alexandre Turgeon, appelant à une gestion de la demande plutôt que de l'offre de transport. 

«Les villes innovantes dans le monde qui cherchent à corriger les problèmes de congestion routière, elles réduisent la capacité du réseau routier. [...] C'est certainement pas en ajoutant de nouvelles voies et un nouveau lien qui vont venir ajouter des automobiles sur la congestion qui existe déjà sur le territoire de la ville de Québec qu'on réduira les problèmes. Il y a un travail d'éducation à faire auprès de la population», a plaidé le dg du CRE, selon qui plusieurs partisans d'un nouveau pont ou tunnel n'en tireraient aucun bénéfice. 

M. Turgeon affirme qu'il n'est pas le seul à privilégier les transports actifs et collectifs plutôt que l'automobile pour développer la région, prenant à témoin les gens d'affaires, les promoteurs immobiliers et la direction de la santé publique. «Il faut qu'à un moment donné, les politiciens arrêtent de penser que ce que le monde pense à Québec, c'est ce qui se dit dans certaines radios et que c'est ça, la pensée unique à Québec», dit-il. 

Étienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables, a pour sa part rebondi sur les données de circulation mises de l'avant par la Ville de Québec. Selon lui, les statistiques font la preuve que le service rapide par bus (SRB) devrait circuler en haute-ville jusqu'à la colline parlementaire pour profiter de l'achalandage des Métrobus plutôt que sur le boulevard Charest, où tout reste à construire. «Il faut desservir d'abord là où il y a de la clientèle; économiquement, c'est beaucoup plus intéressant et plus rassurant pour l'investisseur, le gouvernement du Québec», fait-il valoir.

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