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Gaëtan Gagné à la tête de l'aéroport jusqu'en 2019

La prolongation du contrat du président et chef... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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La prolongation du contrat du président et chef de la direction de l'aéroport de Québec, Gaëtan Gagné, lui permettra de terminer les travaux de la phase II de l'agrandissement actuel et le centre de prédédouanement.

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(Québec) Le contrat du président et chef de la direction de l'aéroport de Québec, Gaëtan Gagné, est prolongé de trois ans, jusqu'à la fin des travaux d'agrandissement de l'aérogare et de construction du centre de prédédouanement américain en 2019. Le principal intéressé avait pourtant affirmé qu'il ne serait plus aux commandes à cette date.

C'est le conseil d'administration d'Aéroport de Québec inc., la société privée à but non lucratif qui gère l'aéroport international Jean-Lesage, qui a demandé à M. Gagné de rester. Le président du C. A., le promoteur immobilier lévisien André Fortin, l'a confirmé au Soleil.

«Il va y avoir effectivement une prolongation de contrat. C'est le même contrat qu'on continue à indexer, qui va permettre à M. Gagné de compléter les travaux de la phase II de l'agrandissement actuel et le centre de prédédouanement», a-t-il expliqué.

Selon l'échéancier actuel, ces travaux majeurs d'environ 250 millions $ doivent être terminés en 2018, mais il restera encore à mettre aux normes la vieille section de l'aérogare l'année suivante. Il est donc prévu que M. Gagné préside l'assemblée générale au printemps 2019, puis qu'il passe graduellement les commandes à son successeur, qui sera choisi cette année-là.

L'actuel patron pourrait donc être dans le décor jusqu'à l'assemblée générale de 2020 «pour assurer un intérim, une transition des pouvoirs», souligne M. Fortin.

Lors d'une visite des installations aéroportuaires en 2014, M. Gagné avait signalé au Soleil que son contrat se terminait en 2016. Le président et chef de la direction avait alors été catégorique : ce ne serait pas lui qui compléterait la ronde d'investissements en cours. Il avait aussi souhaité que son successeur provienne de l'interne pour être bien imprégné de «la culture du passager avant tout». 

Le C. A. «très satisfait»

Le conseil d'administration, «très, très satisfait» de son chef de la direction, pense autrement. «Regardez la prestation de services qu'il nous a rendus depuis qu'il est en poste avec la progression du nombre de passagers, le nombre de vols, l'obtention du programme d'agrandissement, le financement à l'égard de ça, les subventions qu'on a obtenues, tout ce qui a trait à l'aspect prédédouanement aussi. Tous ces dossiers-là font qu'on n'a pas de reproches à faire au travail de M. Gagné. C'est justement le type de personne ou son équivalent dont on a besoin pour la poursuite des activités de l'aéroport si on veut qu'il croisse», fait valoir André Fortin.

En 2010, Gaëtan Gagné était passé du poste de président du conseil d'administration à celui de président et chef de la direction après avoir piloté une réorganisation administrative ayant provoqué le départ du directeur général de l'époque.

Le salaire du grand patron avait alors fait un bond important. On sait qu'en 2011, il était de 250 000 $ par année sans compter les primes au rendement. Lors du renouvellement du contrat de M. Gagné en 2012, ses nouvelles conditions n'ont toutefois pas été rendues publiques, l'organisation n'étant pas soumise à la Loi sur l'accès à l'information.

«Nous ne discutons pas des contrats de travail de nos employés sur la place publique, car ils sont confidentiels», a réaffirmé mardi le directeur des communications d'AQi, Mathieu Claise.

Le dernier rapport annuel, qui couvre l'année 2015, révèle tout de même que la rémunération des sept plus hauts dirigeants de l'aéroport totalisait 1 594 540 $ l'an dernier, en incluant les primes annuelles pour l'atteinte ou le dépassement des objectifs fixés par le conseil d'administration.

C'est presque deux fois plus qu'en 2010, alors que le même nombre de dirigeants s'était partagé 832 584 $. Le nombre d'employés sous leurs ordres est passé de 122 à 137 dans l'intervalle et les revenus de l'aéroport de 35 à 54 millions $. Le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) atteignait 22,3 millions $ en 2015, contre 15,8 millions $ en 2010.

Selon André Fortin, les salaires à l'aéroport de Québec sont «très, très justifiés». «Quand on regarde dans l'ensemble des aéroports canadiens, on est compétitifs avec eux autres. Il n'y a pas moins de travail à Québec, on est une plus petite équipe», plaide-t-il.

Le président du C. A. a lui-même vu la Ville de Lévis le nommer de nouveau au conseil d'administration d'AQi, en mars. C'est pour lui le dernier des trois mandats de trois ans qui sont permis par le règlement. M. Fortin se dit prêt à assumer la présidence jusqu'à l'échéance en 2019, soit «tant et aussi longtemps que le conseil va me renouveler sa confiance».

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