Creux de vague dans l'achalandage des traversiers

La traverse Québec-Lévis, la plus fréquentée de tout... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthe)

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La traverse Québec-Lévis, la plus fréquentée de tout le Québec, a échappé à elle seule 160 000 personnes.

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(Québec) Le nombre de passagers et de véhicules transportés par les traversiers entre Québec et Lévis a atteint un nouveau creux en 2015-2016 et tiré vers le bas l'ensemble des résultats de la Société des traversiers du Québec (STQ).

La société d'État a déposé son rapport annuel de gestion 2015-2016 à la fin de septembre. On y apprend que l'achalandage des traversiers du Québec a diminué de 4 % ou 202 000 passagers durant la dernière année comptable, marquée par une grève à la rentrée automnale. 

Les données globales cachent des disparités régionales. La traverse Québec-Lévis, la plus fréquentée de tout le Québec, a échappé à elle seule 160 000 personnes. Cela équivaut à une diminution de 9 % sur une base annuelle et représente 80 % de la baisse provinciale. 

Sorel-Tracy, qui compte aussi beaucoup de navetteurs quotidiens, a connu une baisse d'achalandage de 10 %. Celle de Matane, qui opère un nouveau navire plus gros, le F.-A.-Gauthier, a enregistré une hausse de 17 %. Les passagers étaient 2 % plus nombreux à Tadoussac, qui talonne maintenant Québec au chapitre des entrées, et 3 % plus nombreux à L'Isle-aux-Coudres. 

À Québec, le nombre de véhicules empruntant les traversiers a également chuté. Les matelots ont dirigé sur les ponts 74 000 véhicules de moins, soit une baisse de 21 %. À Sorel-Tracy, le déficit est de 88 000 véhicules, ou 15 %. À l'échelle provinciale, cela donne une baisse de 146 000 véhicules, ou 6 %. 

Après une année financière 2014-2015 difficile, il s'agit d'un nouveau plancher en 10 ans pour la traverse Québec-Lévis. 

La STQ explique ces pertes par les annulations de traversées dues à la grève des officiers mécaniciens et de navigation pendant les mois d'octobre et de novembre 2015. Le service a alors été interrompu pendant trois semaines. La hausse du tarif de dix billets pour un véhicule avec conducteur, qui a fait un bond de 25 % en avril 2015, est aussi pointée du doigt. 

La grève et la grille tarifaire ont aussi fait grimper le nombre de plaintes formulées par la clientèle. La Société des traversiers a reçu 104 plaintes par million de passagers en 2015-2016, comparativement à 60 l'année précédente, soit une hausse de 66 %. En 2014-2015, le nombre de plaintes était déjà supérieur à la moyenne en raison notamment de travaux d'infrastructures et de bris aux navires et aux rampes ayant entraîné des retards. 

F.-A.-GAUTHIER

Dans son bilan financier, la STQ a enregistré les effets de la mise en service du traversier F.-A.-Gauthier, qui assure la navette entre Matane et Baie-Comeau-Godbout. Du personnel a été ajouté pour les nouveaux services à bord, entraînant des dépenses supplémentaires de 840 000 $. Les ventes à la cafétéria, à la boutique et au bar ont toutefois généré un bénéfice d'environ 715 000 $. 

Le navire propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL) et au diésel marin n'a pas entraîné d'économies de carburant. Il faut dire que le système au GNL n'était pas fonctionnel pendant une bonne partie de l'année. C'est plutôt la baisse du prix moyen du diésel marin de 0,94 $ à 0,74 $ qui a engendré des économies de 900 000 $ pour l'ensemble des traversiers. 

Le GNL, deux fois moins polluant que le diésel marin, doit contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la flotte de la STQ. Là aussi, les économies se font attendre. 

Les émissions de l'ensemble des navires ont augmenté de 36 240 tonnes pour 17 navires en 2014-2015 à 47 404 tonnes pour 18 navires en 2015-2016. «Une partie de ces émissions additionnelles est attribuable au nouveau navire à la traverse de Matane, qui s'avère plus grand et plus gros et pour lequel la motorisation est plus puissante», précise Maryse Brodeur, porte-parole de la STQ. Le nombre de tonnes par kilowatt de puissance a toutefois diminué de 6,7 %. 

Au final, la STQ a enregistré un déficit de 2,9 millions $ l'an dernier. C'est pratiquement la moitié de celui prévu, une différence justifiée par la baisse du prix du carburant et le resserrement des dépenses pour l'entretien des navires et des quais.

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