Le RTC trop cher pour les citoyens à faible revenu

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Le Carrefour d'animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) a mené à une «recherche conscientisante» sur l'accessibilité au transport en commun dans la région de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Un organisme communautaire conclut que le laissez-passer mensuel du Réseau de transport de la Capitale (RTC) est désormais trop cher pour plusieurs Québécois à faible revenu et réclame un tarif réduit pour leur permettre de participer plus activement à la société.

Le Carrefour d'animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) a mené à une «recherche conscientisante» sur l'accessibilité au transport en commun dans la région de Québec. 

Les auteurs ont interrogé 266 personnes qui gagnent peu - travailleurs au salaire minimum, chômeurs, prestataires de l'aide sociale - afin de connaître leurs habitudes de déplacement. Ils ont découvert que 38 % des répondants achetaient des billets du RTC à l'unité alors que 34 % optent pour le laissez-passer mensuel. 

C'est le prix de ce dernier, à 85,60 $, qui agit comme un frein à l'achat. Pas moins de 95 % des personnes gagnant moins de 12 000 $ jugent que c'est «trop cher» ou «vraiment trop cher». «Les gens achètent des billets parce qu'ils sont en situation de précarité. Ils n'ont pas assez d'argent pour prévoir le mois», note Émilie Frémont-Cloutier, la chargée de projet. 

Celle-ci fait ressortir les témoignages de personnes défavorisées qui se plaignent d'être isolées socialement et incapables d'intégrer le marché du travail, car elles ne peuvent se déplacer facilement et à faible coût. Les parcs industriels, où se concentrent des emplois peu qualifiés, sont d'ailleurs peu desservis par les parcours du RTC. 

Comme à Calgary

Sur la base de ces résultats, le CAPMO réclame un meilleur accès au transport en commun pour les plus démunis. L'organisme s'inspire de l'exemple de Calgary, ville jumelée à Québec, où les citoyens à faible revenu paient actuellement 44 $ par mois pour le laissez-passer mensuel. À partir du mois de mars, le prix sera même ajusté en fonction du revenu familial. Pour ceux qui gagnent moins de 12 000 $, il pourrait coûter aussi peu que 5,15 $. 

À Québec, Mme Frémont-Cloutier estime que ce serait «un bon début» d'offrir le laissez-passer mensuel au prix étudiant ou aîné, soit respectivement 57 et 52 $, à ceux qui feraient la preuve d'un revenu sous les 21 000 $ pour une personne seule. 

Comme plusieurs personnes à faible revenu se rendent au supermarché en autobus, il est demandé aussi de planifier les parcours pour donner un accès rapide aux services essentiels dans les quartiers défavorisés. 

Yves Carrier, coordonnateur du CAPMO, fait valoir que la dépense réelle serait minime pour le RTC, que ce pourrait même être un revenu en fin de compte, puisque les autobus roulent déjà, vides ou pleins. 

Le président du RTC, le conseiller municipal Rémy Normand, veut prendre connaissance de l'étude du CAPMO avant de commenter le dossier.

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