Le tarif initial d'Uber relevé au niveau des taxis

Selon le porte-parole d'Uber, Jean-Christophe de Le Rue,... (La Presse, Patrick Sanfaçon)

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Selon le porte-parole d'Uber, Jean-Christophe de Le Rue, les 3,45 $ représentent un tarif minimal par course et non le premier palier de tarification. D'ailleurs, l'entreprise indique que la façon de payer des redevances n'est pas identifiée encore.

La Presse, Patrick Sanfaçon

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(Québec) Le gouvernement du Québec a relevé le tarif initial d'une course d'Uber au même niveau que les taxis, ce qui pourrait permettre à la multinationale de financer à même ses revenus une partie des redevances qui lui sont exigées.

L'arrêté ministériel sur «le projet pilote concernant des services de transport rémunéré de personnes demandés exclusivement par application mobile» a été publié discrètement vendredi.

Les règles de l'entente intervenue le 9 septembre avec Uber y sont précisées par le ministre des Transports, Laurent Lessard. On y retrouve notamment les obligations de l'intermédiaire en services de transport par taxi - Uber, qui doit encore obtenir son permis pour agir en toute légalité -, celles des «partenaires-chauffeurs» ainsi que les sanctions applicables.

La façon de calculer le prix d'une course et les redevances exigées pour l'équivalent de 300 permis de taxi sont aussi explicitées. «Le titulaire doit imposer un tarif de 3,45 $ par course correspondant au tarif de prise en charge fixé en vertu de l'article 60 de la Loi concernant les services de transport par taxi», peut-on lire dans l'arrêté ministériel. 

Augmentation du coût de base

C'est une augmentation de 95 cents du tarif de prise en charge d'Uber, qui est actuellement de 2,50 $ et auquel s'ajoutent des frais de réservation de 1 $. Les revenus de la branche québécoise de la multinationale sont donc appelés à grimper. En contrepartie, des droits de 97 ¢ par course seront exigés pour les 50 000 premières heures de disponibilité des chauffeurs d'Uber. Entre 50 000 et 100 000 heures de disponibilité, la redevance grimpe à 1,17 $. Au-delà de 100 000 heures, les droits exigibles sont de 1,33 $.

Pour le reste, l'arrêté ministériel précise qu'Uber continuera d'exiger 85 cents par kilomètre parcouru et 20 ¢ par minute pour l'attente. À titre de comparaison, les taxis partent aussi le taximètre à 3,45 $. Chaque kilomètre parcouru coûte ensuite 1,70 $ et chaque minute d'attente, 63 ¢.

Le porte-parole d'Uber Canada, Jean-Christophe de le Rue, estime que les 3,45 $ représentent un tarif minimum par course et non le premier palier de la tarification. La façon de payer les redevances n'est pas identifiée encore, a-t-il insisté lundi auprès du Soleil. «Nous étudions plusieurs structures tarifaires afin de respecter les paramètres de l'arrêté ministériel tout en minimisant autant que possible l'impact sur les usagers et en maintenant la qualité des revenus générés par les partenaires-chauffeurs», a-t-il indiqué, mentionnant tout de même que les frais de réservation doivent demeurer à part.

Mathieu Gaudreault, l'attaché de presse du ministre Lessard, a fait valoir au contraire que l'arrêté ministériel établit clairement que les kilomètres parcourus et les minutes d'attente s'additionnent au tarif de prise en charge, un minimum légal au Québec.

Le porte-parole fait par ailleurs ressortir les effets sur «l'avantage compétitif» plutôt que sur les redevances. «L'enjeu avec Uber, c'est que tout le monde disait qu'il ne jouait pas sur les mêmes bases compétitives que les autres. Le but avec ce projet pilote là, c'est de le ramener à un niveau comme s'il payait pour l'ensemble de l'oeuvre. C'est sûr que ça fait monter les coûts», ajoute-t-il.

Pas de service à partir de Lévis

Dans la région de Québec, il sera possible de commander un véhicule Uber à partir de la Rive-Nord, mais pas de la Rive-Sud. 

L'annexe I de l'arrêté ministériel dresse la liste des municipalités où pourront être offerts les services d'Uber quand la compagnie détiendra un permis d'intermédiaire de taxi en bonne et due forme. 

En dehors de la grande région de Montréal, on ne trouve que les noms de Québec, L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures. Lévis n'y figure pas. Cela veut dire qu'il sera interdit de commencer une course sur la Rive-Sud. Toutefois, si le client monte à bord dans une des trois villes formant l'agglomération de Québec, toutes les destinations seront possibles. 

Dans la région montréalaise, le projet pilote ratisse beaucoup plus large, incluant par exemple les banlieues éloignées d'Oka, Terrebonne et Saint-Basile-le-Grand. C'est Uber qui a identifié les municipalités où elle souhaite exercer ses activités, a indiqué au Soleil le cabinet du ministre des Transports.

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