Cellulaire au volant: les fautifs traqués... en autobus

La Sûreté de Québec a utilisé cette semaine... (Fournie par la Sûreté du Québec)

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La Sûreté de Québec a utilisé cette semaine un autobus pour prendre sur le fait les conducteurs qui parlent au cellulaire ou qui textent, afin d'avoir un positionnement plus élevé.

Fournie par la Sûreté du Québec

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(Québec) Les agents de Contrôle routier Québec et de la Sûreté du Québec ont testé cette semaine à Québec une toute nouvelle méthode pour prendre en flagrant délit les conducteurs qui textent ou parlent au cellulaire.

Le projet pilote de trois jours se déroulait de mardi à jeudi dans le cadre de la campagne provinciale de sensibilisation de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) contre l'utilisation du cellulaire au volant.

Au fil du temps, les agents de Contrôle routier, chargés de la surveillance des taxis, des autobus et des véhicules lourds, se sont rendu compte qu'il était difficile de pincer les chauffeurs de poids lourds dont l'habitacle est surélevé par rapport à un véhicule de patrouille.

Les policiers de la Sûreté du Québec ne sont pas plus avantagés, puisque les conducteurs de véhicules de promenade usent de certains trucs comme laisser son téléphone sur la cuisse. Ni vu ni connu!

Si le problème se résume à une question de point de vue, qu'à cela ne tienne. «Comme on a besoin d'un positionnement élevé pour le contrôle de véhicules lourds, l'autobus devient donc une tour d'observation mobile», raconte Éric Santerre, coordonnateur des relations médias pour Contrôle routier Québec.

Ce nouveau mode d'interception a été éprouvé cette semaine sur les routes de la capitale. «À bord se trouvent deux ou trois agents observateurs. À l'avant de l'autobus, il y a des autopatrouilles pour intercepter les fautifs. Une fois l'infraction constatée, les observateurs communiquent avec les agents intercepteurs en fournissant la description du véhicule», explique le coordonnateur.

Opération concluante

L'opération a été concluante. Au terme des trois jours, le bilan partiel montre que les agents et les policiers ont remis plus d'une centaine de constats, dont la moitié pour avoir utilisé le cellulaire au volant. «À bord de l'autobus, la preuve de l'infraction est plus facile à faire. On voit clairement le conducteur texter. On peut voir avec quelle main il tient son cellulaire et on peut quasiment identifier l'application qui est ouverte», ajoute M. Santerre.

Le projet pilote a aussi donné lieu à une surprise. «Quatre-vingt-quinze pour cent des infractions observées chez les chauffeurs de véhicules lourds concernent le non-port de la ceinture de sécurité. On ne s'attendait pas ça. Nous avons même remis trois constats à des chauffeurs du RTC [Réseau de transport de la Capitale].»

Devant ce succès, l'idée devrait maintenant «faire des petits» ailleurs en province, avance M.Santerre. La SAAQ a lancé une vaste campagne qui a pour thème «Texter au volant, c'est se foutre des conséquences». Un conducteur pris sur le fait peut recevoir une contravention de 80 $ à 100 $ et voit quatre points d'inaptitude inscrits à son dossier.

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