Promoteurs, gens d'affaires et groupes verts priorisent le SRB

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Dans une sortie coordonnée avec la Chambre de commerce et d'industrie de Québec (CCIQ), l'IDU, porte-parole de l'industrie immobilière, a mis de l'avant «l'effet structurant» du SRB pour l'économie de Québec et de Lévis.

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(Québec) Promoteurs immobiliers, gens d'affaires et groupes verts ont réitéré mercredi que le service rapide par bus (SRB) doit demeurer la priorité en matière de transport dans la région de Québec. «Un tien vaut mieux que deux tu l'auras», a résumé André Boisclair, le nouveau président-directeur général de l'Institut de développement urbain (IDU) de Québec.

Dans une sortie coordonnée avec la Chambre de commerce et d'industrie de Québec (CCIQ), l'IDU, porte-parole de l'industrie immobilière, a mis de l'avant «l'effet structurant» du SRB pour l'économie de Québec et de Lévis.

«Nous avons toujours été de chauds partisans de la consolidation du développement à l'intérieur du périmètre urbain», a rappelé M. Boisclair en marge de la présentation des tendances 2016 pour le secteur immobilier. À l'horizon 2050, c'est même un tramway qui est espéré. Le SRB est vu comme une étape pour y parvenir puisque les emprises seront désormais protégées.

«Le SRB, on y tient, on le veut», a martelé le pdg de l'IDU, mercredi. Il croit que «ce serait une erreur de tourner le dos à un projet comme ça» alors que les gouvernements fédéral et provincial sont disposés à le financer. La facture est évaluée à 1 milliard $.

M. Boisclair croit que la «conversation» sur un éventuel troisième lien routier entre Québec et Lévis peut se poursuivre en parallèle, mais il rappelle qu'il y a aussi un enjeu de mise à niveau des infrastructures routières existantes, comme la tête des ponts par exemple.

Alain Aubut, président et chef de la direction de la CCIQ, s'affiche aussi comme un grand partisan du SRB tout en se disant «ni pour ni contre» un troisième lien. Selon lui, il reste plusieurs analyses à faire avant d'envisager cette dernière option, ce qui prendra du temps.

«Et même si on avait un troisième lien demain matin, ça ne règle pas tous les problèmes de congestion. Les gens dans l'est et dans l'ouest, ils vont continuer d'être pris dans le trafic, plaide M. Aubut. Si on veut commencer par quelque chose, il faut que ce soit le SRB.»

Accès transports viables (ATV) et le Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale y sont aussi allés d'un «appel au calme» dans le dossier du troisième lien. «Même si on commençait tout de suite, ce n'est pas une solution plus court terme que le SRB, au contraire», plaide Étienne Grandmont, directeur général d'ATV. «Et en plus, ce n'est pas nécessaire parce qu'on n'a pas encore atteint l'efficacité qu'on peut aller chercher avec le réseau actuel», ajoute-t-il.

M. Grandmont ne voit pas pourquoi la Ville de Québec réécrirait en hâte le plan de mobilité durable de 2011 pour inclure un éventuel troisième lien alors que la version originale, élaborée en impliquant la population, n'y faisait aucunement allusion.

Alexandre Turgeon, directeur général du CRE, a pour sa part fait valoir qu'«il n'y a plus de clash entre les mouvements économiques et nos groupes [environnementaux] en matière de transport». Il croit que la prochaine étape, c'est de «dépolitiser les décisions»

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