L'aéroport savait pour le salaire des douaniers américains, dit Ottawa

La bâtisse du centre de prédédouanement de l'aéroport de... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La bâtisse du centre de prédédouanement de l'aéroport de Québec devrait coûter entre 25 et 30 millions $. Les opérations pourraient représenter entre 3 et 4 millions $ par année.

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(Québec) La direction de l'aéroport de Québec savait très bien qu'elle devait assumer les salaires des douaniers américains quand son projet de centre de prédédouanement a été accepté. Elle n'est d'ailleurs pas la seule à faire face à cette dépense, a souligné mercredi le cabinet du ministre de la Sécurité publique du Canada.

«Depuis le début des discussions dans ce dossier, le gouvernement a toujours été transparent à l'effet que les Américains ne couvriraient pas les frais liés au fonctionnement de ces nouveaux centres de prédédouanement», a écrit au Soleil Scott Bardsley, l'attaché de presse de Ralph Goodale.

L'information figure d'ailleurs dans le guide produit par les États-Unis dès 2015 en vue de l'attribution de nouveaux centres de prédédouanement à travers le monde.

Un document d'information publié par le gouvernement canadien le 11 mars dernier, soit le lendemain de l'annonce par Barack Obama et Justin Trudeau de l'obtention du centre de prédédouanement tant espéré à Québec, va dans le même sens. 

«Nous voulons qu'une telle expansion soit conditionnelle à ce que chaque site respecte tous les termes et conditions de cet Accord [relatif au précontrôle dans les domaines du transport terrestre, ferroviaire, maritime et aérien], y compris le recouvrement des coûts pour le déploiement d'agents du Service des douanes et de la protection des frontières [CBP] des États-Unis aux nouveaux lieux de précontrôle au Canada», peut-on y lire.

Comme à Billy-Bishop

Même s'il était au courant de cette condition imposée par les États-Unis, Gaëtan Gagné, président et chef de la direction de l'aéroport international Jean-Lesage, refuse de payer pour les salaires, les avantages sociaux et les indemnités de déménagement des employés des douanes américaines, qui s'ajoutent à l'obligation de construire et équiper le centre de prédédouanement. 

La bâtisse elle-même devrait coûter entre 25 et 30 millions $. Les opérations pourraient représenter entre 3 et 4 millions $ par année, une facture que M. Gagné refuse de refiler aux voyageurs partant de Québec. Il fait valoir que les citoyens de Québec ne sont «pas des citoyens canadiens secondaires» et n'ont pas à payer pour un service qui est gratuit à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau (Montréal) et à Pearson (Toronto). 

M. Bardsley remet les choses en perspective. Oui, les États-Unis assument cette dépense dans les huit aéroports canadiens qui ont déjà un centre de prédédouanement (Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa, Calgary, Edmonton, Winnipeg et Halifax). Mais les nouveaux emplacements annoncés en mars (aéroport Billy-Bishop de Toronto et gares ferroviaires de Montréal et Vancouver) ont tous accepté les conditions de la nouvelle entente. 

«L'aéroport de Québec et la Ville de Québec seront traités exactement de la même façon que l'aéroport Billy-Bishop au centre-ville de Toronto, qui reçoit d'ailleurs un nombre de voyageurs, provenant ou en direction des États-Unis, beaucoup plus élevé», insiste le porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique.

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