Uber: les saisies repartent de plus belle à Québec

Les contrôleurs routiers saisissent régulièrement des véhicules Uber.... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Les contrôleurs routiers saisissent régulièrement des véhicules Uber.

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(Québec) Les chauffeurs d'Uber ont déserté les rues de Québec, mardi, après la reprise des saisies de véhicules, lesquelles s'accompagnent désormais d'une suspension du permis de conduire pour une semaine et d'un constat d'infraction de 3750 $. Les contrôleurs routiers considèrent le service illégal jusqu'à la fin du mois.

Les contrôleurs ont frappé pour la première fois depuis l'annonce du projet pilote conclu avec la multinationale du «covoiturage urbain». Ils ont demandé les services d'Uber en passant par l'application mobile et ont attendu les chauffeurs dans le secteur du Cégep Garneau, puis de Pointe-aux-Lièvres, selon les informations parvenues au Soleil.

La nouvelle loi 100 sur le transport rémunéré de personnes permet le remorquage du véhicule utilisé pour du transport illégal, mais aussi le retrait du permis de conduire pour sept jours et des amendes 10 fois plus élevées, à la fois pour les chauffeurs et la compagnie. En cas de récidive, c'est une suspension de permis et la fourrière pour 30 jours tandis que la facture redouble encore.

Trois saisies ont été réalisées en avant-midi, a confirmé le porte-parole de Contrôle routier Québec, Éric Santerre. Une autre se serait ajoutée en après-midi. Cinq saisies ont également eu lieu sur la rive sud de Montréal et trois sur l'île, où c'est le Bureau du taxi de Montréal qui a la responsabilité d'appliquer la loi.

Aucun chauffeur

L'opération a eu l'effet escompté: il n'y avait aucune voiture Uber disponible à Québec pendant une bonne partie de la journée de mardi. Depuis les premières frappes, Uber remplace les voitures saisies, mais elle ne peut rien faire pour les permis de conduire, alors les chauffeurs ont peur.

«Le projet pilote n'est pas effectif encore, donc ça nous amène à poursuivre nos interventions comme on le faisait la semaine dernière», a justifié M. Santerre.

Cette analyse rejoint celle des représentants des chauffeurs de taxi, qui menacent de poursuivre le gouvernement du Québec.

Lundi encore, le ministre Laurent Lessard s'est employé à les convaincre, ainsi que les journalistes, que le projet pilote signé vendredi est tout ce qu'il y a de plus légal. «J'ai travaillé avec des équipes juridiques. On agit à l'intérieur du cadre légal», a-t-il déclaré.

Le politicien a toutefois rechigné à se prononcer sur la légalité du service à court terme et s'en est remis aux contrôleurs routiers. La loi 100 prévoit un affichage de 20 jours pour tout projet pilote. Cela nous mène au 29 septembre.

«Comme au Code criminel, lorsqu'on a dit, bon, mourir dans la dignité, entre le changement de loi puis l'application, qu'est-ce que le procureur de la Couronne va faire? a comparé le ministre Lessard. Bien là, sur l'État policier, c'est à eux à appliquer la discrétion.»

La réponse est tombée mardi matin avec ces nouvelles saisies. Depuis le début de l'année 2016, 1231 infractions ont été signifiées à Uber et ses chauffeurs pour transport illégal et 497 véhicules ont été saisis au Québec, hors Montréal.

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