L'aéroport suspend sa demande d'une surcharge de 4$ par course de taxi

La demande de frais aditionnels aux courses de... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La demande de frais aditionnels aux courses de taxi formulée par l'aéroport Jean-Lesage a pour but de financer les améliorations à l'aire d'attente des taxis et les services qui leur sont offerts.

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(Québec) L'aéroport de Québec suspend sa demande de frais additionnels de 4 $ par course de taxi au départ de ses installations en raison des réticences de l'industrie et du climat d'instabilité créé par le projet pilote d'Uber.

L'aéroport international Jean-Lesage devait plaider sa requête lundi matin devant la Commission des transports du Québec (CTQ). À la fin de juillet, Aéroport de Québec inc. (AQi) a fait savoir qu'elle désirait ajouter 4 $ à la facture d'une course de taxi et 7,50 $ pour les limousines qui quittent les lieux avec des voyageurs. Cela afin de financer les améliorations à l'aire d'attente des taxis et les services qui leur sont offerts.

Les tarifs de et vers l'aéroport sont déjà réglementés. Ils sont de 15 $ pour la zone de Sainte-Foy et de 34,25 $ pour le centre-ville. 

Les intéressés avaient jusqu'au 5 septembre pour exprimer leur opinion sur le projet. Alors que l'aéroport disait avoir l'appui des «intervenants des industries du taxi et du tourisme et des acteurs économiques de la Ville de Québec», il est apparu que le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), principal regroupement de chauffeurs de taxi dans la région, est hésitant. 

Dans son mémoire, l'organisation reconnaît les efforts de concertation de l'aéroport et ne désapprouve pas la solution trouvée, mais considère que «le montant de 4 $ par course actuellement demandé par l'aéroport est nettement supérieur à celui nécessaire pour assurer le remboursement des installations actuellement en construction». Les travaux sont estimés à 3,25 millions $. À ce rythme, il faudrait seulement six ans pour éteindre la dette, alors que la durée de vie des installations est de 20 ans. 

Le RITQ souligne également le poids des 4 $ sur les courses de courte distance. Les clients se dirigeant vers Sainte-Foy verraient ainsi leur facture augmenter de 27 % contre 12 % pour ceux en direction de Québec. Dans le contexte de la légalisation d'Uber, qui offre des courses à moindre prix, les chauffeurs de taxi craignent la désaffection de la clientèle. 

Pour diminuer l'impact, le RITQ suggère de réduire la surcharge et de l'imposer aussi aux passagers qui se dirigent vers l'aéroport. 

Me David Blair, l'avocat d'AQi, a fait valoir devant la CTQ que sa cliente avait «toujours compris qu'elle avait l'appui de l'industrie». Le «revirement de position» constaté dans le mémoire du RITQ l'incite à rediscuter avec les principaux intéressés, qui sont mobilisés par la lutte contre Uber. «On ne veut pas que [le dossier] devienne entaché par le débat beaucoup plus grand» portant sur la nouvelle législation encadrant le transport rémunéré de personnes, a indiqué Me Blair. 

Le directeur des communications de l'aéroport, Mathieu Claise, a aussi expliqué plus tard au Soleil que le montant demandé ne servirait pas uniquement à payer les nouvelles installations, mais également le service de répartition, les assurances, le déneigement, etc. «Il faut voir ça comme une concession comme les autres», a-t-il insisté, en référence aux restaurants et aux entreprises de location de voitures, par exemple. 

Solution plus digeste

Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ, a approuvé la demande de report. Selon lui, il faut trouver une solution qui «se digère mieux pour la clientèle» et aussi pour les chauffeurs de taxi, qui ont l'impression d'être perdants sur tous les fronts actuellement. 

Cela dit, M. Homsy préfère toujours voir la surcharge apparaître au taximètre plutôt que les frais soient imposés directement aux chauffeurs qui desservent l'aéroport, comme c'est le cas à Montréal. 

Les commissaires ont accepté de mettre le dossier de côté en raison de l'unanimité des parties concernées et de la «situation d'instabilité» de l'industrie du taxi.

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