Sécurité routière: Démocratie Québec exige plus «d'actions concrètes»

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(Québec) Devant un bilan routier qui stagne et une multiplication des plaintes de citoyens, l'opposition à la Ville de Québec demande que la sécurité des piétons et des cyclistes devienne une priorité dans le réaménagement des routes et des trottoirs.

«Il faut que, dans la tête de ceux qui planifient les travaux, la première question qui se pose soit : "Qu'est-ce qui va améliorer la sécurité et le sentiment de sécurité? Est-ce qu'on doit élargir les trottoirs, planter plus d'arbres ou mettre un dos d'âne allongé?»

La Ville ne se questionne pas suffisamment, avance le conseiller Paul Shoiry, porte-parole de Démocratie Québec. «On constate que les citoyens déposent beaucoup de plaintes concernant la sécurité des piétons et des cyclistes. Il y a plusieurs secteurs problématiques à Québec. Et on ne parle pas juste des intersections. Il y a des rues au complet jugées non sécuritaires.» Il réfère à la carte interactive d'Accès transports viables qui répertorie les accidents impliquant des piétons et des cyclistes.

Selon lui, Québec devrait joindre le mouvement Vision zéro, auquel adhèrent déjà plusieurs grandes villes. «On vise des mesures concrètes avec un échéancier, pour avoir zéro accident impliquant des piétons et des cyclistes.» Selon des chiffres obtenus auprès de la Société d'assurance automobile du Québec, le nombre de victimes sur le territoire de la Ville stagne depuis 2010 (voir tableau), estime M. Shoiry.

«Il faut agir sur le plan de l'aménagement du territoire, insiste-t-il. Il y a trop peu d'actions concrètes pour mieux aménager les rues et les intersections. Nous devons dire aux citoyens qu'ils peuvent être mobiles de façon sécuritaire à pied ou à vélo.»

Tous les exemples d'aménagement cités ont un «effet d'apaisement sur le comportement des automobilistes», soutient le conseiller. Pour être efficaces, ils doivent être jumelés à des campagnes de sensibilisation des usagers de la route et à de la répression policière. «L'implantation des radars photo, c'est une chose, mais ce n'est pas tout», conclut-il.

Questionné en mêlée de presse peu après la sortie de Démocratie Québec, le maire Régis Labeaume a usé de sarcasme en rejetant la question du revers de la main. «L'opposition est payée pour dire que ça va très mal à la Ville. Alors on va les laisser dire que ça va mal», a-t-il lancé avant d'ironiser. «D'ailleurs, s'il pleut demain, l'opposition va dire que c'est de ma faute. Je tiens pour acquis que je suis responsable de la pluie», a-t-il lancé aux journalistes. «Demandez-leur si c'est de ma faute.»  

Avec Valérie Gaudreau

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