Entente Québec-Uber: Chevrette craint l'entourloupette

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Porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), l'ex-ministre des Transports Guy Chevrette se demande si l'ensemble des sommes dues en taxes impayées  par Uber sera restitué au gouvernement.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), l'ex-ministre des Transports Guy Chevrette avoue craindre «une entourloupette» dans l'entente que le gouvernement du Québec a conclue avec l'entreprise Uber.

«C'est difficile pour moi de commenter cette entente car je n'en connais pas le contenu monétaire entre le ministère du Revenu et Uber. Mais nous voulons absolument que tous les critères annoncés vendredi par le ministère des Transports soient remplis», a déclaré M. Chevrette au Soleil.

Le CPCDIT estime qu'Uber a l'habitude de conclure des ententes uniquement pour se donner bonne presse, sans pour autant les respecter par la suite, et que l'entreprise a tendance à faire traîner les procédures devant les tribunaux.

M. Chevrette considère qu'en affirmant qu'Uber acceptera dorénavant de payer la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ) sur toutes les transactions, le gouvernement démontre bien que l'entreprise américaine était dans l'illégalité la plus complète tout en continuant son obstruction en cour.

M. Chevrette se demande si l'ensemble des sommes dues en taxes impayées sera restitué au gouvernement et si l'entreprise devra payer les pénalités qu'un restaurateur paierait s'il ne payait pas ses taxes. Il voudrait aussi savoir si la poursuite intentée par Uber sera abandonnée.

«Il faut qu'on nous fasse connaître les détails et qu'aucun avantage ne soit octroyé à qui que ce soit dans cette entente», poursuit-il en faisant référence aux coûteux permis que les chauffeurs de taxi doivent détenir alors que les conducteurs d'Uber n'en ont pas.

«Nous avions déjà demandé au gouvernement de rembourser les coûts des permis aux chauffeurs mais on nous a répondu que ça coûterait 1,4 milliard $ et qu'on n'avait pas d'argent pour ça. Pourtant, c'est l'État qui a contribué à cette situation. Les permis, souvent ce sont des travailleurs immigrants qui se sont mis à trois pour les acheter, se créer du travail et s'intégrer», poursuit Guy Chevrette.

«Quand l'entente sera dévoilée, j'espère de tout coeur qu'il n'y aura pas d'entourloupette», a affirmé en terminant l'ancien ministre péquiste.

Le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec, Abdallah Homsy, a exprimé des craintes similaires à celles de M. Chevrette dans un communiqué publié mardi.

«On dirait qu'encore une fois, le gouvernement Couillard crée deux classes de citoyens. Il y a les citoyens comme vous et moi, qui n'ont aucun passe-droit, surtout face à l'impôt, et il y a les multinationales voleuses comme Uber devant qui les politiciens s'agenouillent. C'est absolument inacceptable et nous ne le tolérerons pas. C'est tout le contraire de l'équité fiscale! Comment se fait-il qu'on n'exige pas d'Uber qu'elle rembourse les taxes et impôts volés depuis deux ans? C'est totalement inadmissible!» a commenté M. Homsy.

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