Huit groupes environnementaux contre un troisième lien Québec-Lévis

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(Québec) Huit organismes citoyens et environnementaux font une sortie en règle contre un troisième lien entre Québec et Lévis. Un tel projet est trop cher et pas assez vert aux yeux du regroupement qui appuie ainsi le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a qualifié les promesses autour d'un éventuel tunnel sous le fleuve de «piège à cons».

«On voulait encourager la seule personne qui dénonce publiquement ce projet», a dit mercredi au Soleil le directeur général d'Accès transports viables (ATV), Étienne Grandmont.

M. Labeaume estime en effet que les coûts du projet, jusqu'à 5 milliards $, seront trop élevés, qu'un tunnel est un «piège à cons» et que la solution à privilégier pour le lien Québec-Lévis est le Service rapide par bus (SRB) présentement en planification.

En matinée, ATV a publié un communiqué signé par sept autres organismes au constat sans équivoque : un troisième lien «favoriserait l'étalement urbain et entraînerait une hausse des émissions de gaz à effet de serre», peut-on lire dans la missive signée conjointement par Accès transports viables, le Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale, Équiterre, le bureau de Québec de la Fondation David Suzuki, Nature Québec, TRANSIT - l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, Transport 2000 Québec et Vivre en Ville.

Aux yeux de cette coalition, un troisième lien est un «scénario contraire à toutes les orientations prises en matière de développement, d'environnement et de mobilité par les différents paliers de gouvernement au cours des dernières années».

Pour ces organismes, le choix pour améliorer la fluidité du transport entre Québec et Lévis est et doit demeurer le Service rapide par bus (SRB).

«La grande région de Québec n'a aucunement besoin d'un lien supplémentaire entre Québec et Lévis. Il y a encore beaucoup de gains à faire en efficacité pour les déplacements interrives. Le troisième lien, c'est le SRB, et ce projet est déjà engagé», a indiqué M. Grandmont.

Un troisième lien nuirait au SRB, croit aussi le directeur général de Vivre en Ville, Christian Savard. «Nous assisterions à la création de nouvelles centralités qui viendraient déstructurer la nécessaire réorganisation en cours autour des pôles majeurs identifiés au Plan métropolitain d'aménagement et de développement. Le SRB aurait en conséquence toutes les misères du monde à attirer une clientèle suffisante pour se rentabiliser. Un troisième lien, c'est la poursuite de l'étalement urbain et du tout à l'automobile.»

«Nous ne sommes plus en 1968»

Le directeur du Conseil régional de l'environnement, Alexandre Turgeon, estime pour sa part qu'un projet de tunnel traduit une vision passéiste du transport urbain. «Nous ne sommes plus en 1968 : aujourd'hui, l'état des connaissances démontre que la mobilité des personnes et des marchandises passe par d'autres moyens. On ne fait plus d'infrastructures lourdes de transport par automobile si tout n'a pas été fait au préalable pour augmenter la part modale des transports collectifs et actifs», peut-on lire dans le communiqué.

L'étude de faisabilité sur un éventuel lien sous-fluvial Québec-Lévis sera rendue publique ces prochains jours, a promis mardi le nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard. Celle-ci permettra notamment une estimation des coûts du projet tant débattu.

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