Desserte au Centre Vidétron: les taxis s'accordent une note presque parfaite

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À l'exception du 20 août, alors que Céline Dion présentait son premier de cinq spectacles au Centre Vidéotron, l'industrie du taxi soutient avoir toujours «livré la marchandise» pour desservir la clientèle.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le spectacle de Céline Dion le 20 août est le seul événement au cours duquel la desserte au Centre Vidétron a connu des ratés importants en raison de conditions exceptionnelles, plaide l'industrie du taxi. Pour le reste, elle soutient avoir toujours «livré la marchandise» conformément au contrat qui la lie à la Ville de Québec.

Le président de Taxi-Coop et représentant du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), Abdallah Homsy, a dressé, dimanche, un bilan positif de la desserte au Centre Vidéotron. «On a une moyenne au bâton [...] on est presque à ,900. Ça n'arrive pas au baseball. Pour huit événements au Centre Vidéotron, on l'a vidé en moyenne en moins d'une heure avec 450 voyages chaque fois.»

Cette sortie publique fait contrepoids à celle du maire Régis Labeaume qui a décrié la piètre qualité de la desserte le fameux 20 août. Il avait alors déclaré avoir de la difficulté à défendre l'industrie du taxi et s'était dit ouvert pour un projet avec un Uber «légal». Ce soir-là, plusieurs spectateurs faisaient le pied de grue en attente d'un taxi à la sortie du spectacle de la diva.

«Le maire sait très bien qu'en parlant d'Uber il peut allumer les chauffeurs. C'est platte, a lancé M. Homsy, quelque peu irrité. On est devenu une cible. On avait acheté des permis pour avoir la paix. On fait les manchettes pour tout. On est entré dans une polémique le 20 août. Sincèrement, on aurait pu régler ça dans un comité de suivi, d'amélioration continue. S'il y a un comité qui existe, on s'attend qu'il peut y avoir des problématiques des deux côtés», explique-t-il, en faisant référence au contrat conclu avec la Ville en mai.

Le président de Taxi-Coop et représentant du Regroupement... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Le président de Taxi-Coop et représentant du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, Abdallah Homsy

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

«On tourne la page»

«Il y a beaucoup de choses qu'on peut améliorer. On est capable de comprendre ce qui s'est passé le 20 août et améliorer le service. On est assez humble pour dire que c'est notre faute, mais on cherche des solutions. C'est ça le but d'une entente: avoir un comité de suivi. Sauf qu'on s'est ramassé dans le public et le maire n'était pas satisfait . On tourne la page», poursuit-il. 

M. Homsy est revenu sur le fait que le 20 août était une soirée exceptionnelle avec la présentation de multiples événements en ville. Selon lui, même Uber ne pouvait fournir. Il soutient que les chauffeurs d'Uber demandaient ce soir-là un tarif de 40$ aux clients qu'ils embarquaient dans le périmètre du Centre Vidéotron.

Le Représentant du RITQ est aussi revenu sur la possibilité d'établir un tarif fixe pour les utilisateurs du Centre Vidéotron. «Ce n'est pas nouveau comme sujet puisque nous en parlons dans un mémoire déposé en commission parlementaire au printemps. Je mentionnais 25$ à titre d'exemple. Ça peut varier entre 15 et 20$ ou on va peut-être laisser tomber. Mais le but est de protéger le client, a-t-il réitéré. S'il y a un problème en haute ville et qu'on est pogné dans le trafic, ça peut monter de façon exagérée [sans tarif fixe]. Ce n'est pas pour que les chauffeurs s'en mettent plus dans les poches», insiste M. Homsy.

Pas au maire de décider

À ce sujet, il précise que ce n'est pas au maire de décider d'instaurer ou pas un tarif. C'est la Commission des transports qui peut réglementer. Aucune demande ne lui a encore été adressée.

M. Homsy aimerait maintenant que le maire Labeaume sorte publiquement pour dire que la sortie des quatre autres spectacles de Céline Dion «a bien été». Il formule aussi un souhait pour les prochaines fins de semaine aussi chargées que celle du 20 août. «Quand, il y aura autant d'événements en même temps, on s'attend à ce que la ville nous convoque avant parce que c'est ça qui est prévu dans le contrat», conclut-il.

Une «onde de choc» chez les Métallos

De toute évidence, les envolées verbales du maire de Québec, Régis Labeaume, à propos de la desserte du Centre Vidéotron n'ont pas fini de faire des remous.

D'ailleurs, dès lundi, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) tiendra une assemblée au Centre Horizon pour réagir aux récentes sorties du coloré politicien.

Le responsable du développement stratégique et des affaires publiques au RTAM, Benoît Jugand, a soutenu que les «propos incendiaires» du maire ont provoqué une onde de choc au sein de son organisation qui compte dans ses rangs quelque 4000 chauffeurs et propriétaires de taxi québécois.

En entrevue à La Presse canadienne, M. Jugand a indiqué avoir été «inondé d'appels» de la part de membres estomaqués par «la condescendance» du maire à leur endroit.

Durant la rencontre de lundi, il espère que leur indignation les poussera à se montrer constructifs et à pondre des recommandations destinées à Régis Labeaume pour «aider à régler, une fois pour toutes, la problématique» de la desserte du Centre Vidéotron.

«Il faut être en mesure de sortir de cette réunion avec des propositions venant des gens qui travaillent directement à Québec et qui conduisent la clientèle de cette ville», a-t-il mentionné.

Selon Benoît Jugand, les chauffeurs représentés par son organisation ressentent le besoin de soumettre leurs propres idées, car ils en ont plus qu'assez de voir M. Labeaume et «un petit cercle fermé de dirigeants de compagnies de taxi» tenter de mener le bal dans ce dossier.

M. Jugand souhaite que le maire de Québec accepte de mettre un peu d'eau dans son vin.

«Il devrait s'asseoir avec les vrais représentants de l'industrie du taxi - pas ceux qui prétendent représenter l'industrie, mais ceux qui font le travail comme le RTAM - pour évaluer la situation et les propositions», a-t-il conclu.

Opération de recrutement?

Le président de Taxi Coop, Abdallah Homsy, a réagi à la tenue de cette réunion à Québec. «Il y a des groupes qui veulent nous discréditer», a-t-il lancé succintement, soulignant que les représentants des coopératives de taxi de Québec, dont lui, sont des personnes élues démocratiquement par leurs membres. Par conséquent, parfaitement légitimés de parler en leur nom.

Pour certains, la rencontre tenue par le RTAM est une simple opération de recrutement auprès de chauffeurs déçus du travail du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) dans le dossier d'Uber.

Le Soleil a tenté de savoir, dimanche, combien parmi les quelque 625 chauffeurs de Québec ou de Lévis sont membres du RTAM, en vain. Selon les Métallos, l'organisation, qui fonctionne à partir d'une contribution financière volontaire, compterait 4000 membres à travers le Québec. La Presse canadienne avec Jean-François Néron

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