Le tarif fixe divise les représentants des taxis

Benoït Jugand est porte-parole du Regroupement des travailleurs... (Archives La Presse, David Boileau)

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Benoït Jugand est porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos.

Archives La Presse, David Boileau

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(Québec) Une assemblée spéciale des chauffeurs et des propriétaires de taxis de Québec est organisée lundi soir par le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RtaM) «puisque la situation à Québec s'envenime et que seuls les intérêts des intermédiaires sont présentement entendus par le maire». La proposition d'un tarif fixe de 25 $ au départ du Centre Vidéotron a mis le feu dans la poudrière.

Le regroupement lié au syndicat des Métallos, historiquement plus présent à Montréal, veut profiter du climat de tension entre le maire Régis Labeaume et l'industrie du taxi pour s'imposer dans la capitale. Le RtaM convie les chauffeurs et les propriétaires de taxis de Québec à une assemblée spéciale lundi, dans Limoilou. Le carton d'invitation transmis aux médias montre en gros plan la tête du maire avec une expression austère, sur fond rouge. Le poing levé utilisé par les Métallos est dessiné dans le coin supérieur droit avec l'inscription «Faites-vous respecter!»

Benoît Jugand, responsable du développement stratégique et des affaires publiques pour le RtaM, affirme que les chauffeurs veulent se serrer les coudes car ils «ont perdu confiance dans certains représentants à Québec». 

Il est plus précisément question d'Abdallah Homsy, président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), qui agit politiquement et médiatiquement comme porte-parole de l'industrie.

«Il parle au nom des compagnies de taxi», accuse M. Jugand, et «il ne consulte pas les chauffeurs». Selon le porte-parole, la dernière sortie du RITQ, qui demande l'instauration d'un tarif fixe pour les raccompagnements en fin de soirée à partir de l'amphithéâtre, a mis les chauffeurs «en colère et en furie». «Eux, ce qu'ils veulent, c'est desservir la population et bien la desservir», au prix du marché, dit le représentant du RtaM.

M. Jugand critique également les liens tissés avec le maire de Québec, à qui il attribue une «déclaration purement condescendante» encourageant Uber au détriment des chauffeurs de taxi.

Lundi, le RtaM entend récolter les doléances de ces derniers, s'entendre sur des positions communes et les présenter à M. Labeaume. Questionné spécifiquement sur l'entente de service signée au mois de mai pour vider l'amphithéâtre en une heure après la fin des grands événements, M. Jugand a refusé de dire s'il prônait son respect ou pas. Il n'était pas en mesure non plus de dire combien de membres le Regroupement compte dans la capitale.

Il était déjà évident, lors des consultations publiques entourant l'adoption du projet de loi 100 sur la modernisation de l'industrie du taxi, que des divergences existaient entre les différents groupes représentant chauffeurs, propriétaires et intermédiaires.

Le RITQ s'est refusé mercredi à tout commentaire sur l'offensive du RtaM. Il a toutefois fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de demander officiellement, à la Commission des transports du Québec, un tarif fixe au départ de l'amphithéâtre. Un projet pilote est plutôt réclamé au ministre des Transports.

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