Centre Vidéotron: les taxis améliorent leur temps

Environ 480 transports ont été effectués par taxi... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Environ 480 transports ont été effectués par taxi dimanche, contre 350 la veille.

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(Québec) Quarante-sept minutes. C'est le temps qu'il a fallu aux taxis pour raccompagner tous leurs clients venus entendre Céline Dion au Centre Vidéotron, dimanche. C'est environ une heure de moins que la veille, et signe que l'entente de service conclue avec la Ville de Québec est viable, à condition que les chauffeurs se présentent en nombre suffisant.

Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), était satisfait d'annoncer, lundi, que la limite d'une heure pour reconduire les spectateurs a pu être respectée après le deuxième spectacle de la diva québécoise à l'amphithéâtre.

Il faut dire qu'il y avait sur place beaucoup plus de lanternons. Alors qu'un peu plus de 250 chauffeurs de taxi desservaient l'ensemble de la ville de Québec et ses nombreux événements samedi soir, il y en avait 250 dans la cour du Centre Vidéotron, prêts à partir, pendant les rappels de Céline Dion dimanche.

Pour la même foule estimée à 18 000 personnes à guichets fermés, environ 480 transports ont été effectués par taxi, contre 350 la veille.

«Le même événement, la même chanteuse avec le même nombre à peu près de clients; en 47 minutes pile, le Centre Vidéotron était vidé de la clientèle des taxis. Pourquoi? Parce qu'on avait le nombre nécessaire de véhicules», insiste M. Homsy, qui partage la frustration du maire Régis Labeaume quand le travail traîne en longueur.

Selon le représentant des chauffeurs, il faut trouver une façon de «motiver» ces derniers à travailler les soirs de spectacles. Certains se rappellent les bouchons dans le secteur du Centre Vidéotron lors des premiers grands rendez-vous publics. D'autres craignent d'attendre de longues minutes pour un ou deux transports alors qu'ils pourraient en aligner beaucoup plus dans le coeur touristique.

M. Homsy assure que les affaires sont bonnes désormais à partir de l'amphithéâtre - deux à trois transports par heure en moyenne - et que les mesures promises et livrées par la Ville pour faciliter la circulation des taxis ont porté leurs fruits.

Le RITQ veut aussi mieux prévoir l'effectif. Déjà, les chauffeurs de Taxi Coop Québec reçoivent sur leur tablette la liste des grands événements à venir dans la capitale. En cochant la case correspondante, ils peuvent signifier à l'avance leur intention d'y travailler. Si un déficit de voitures est prévisible, la direction incite alors ses membres à prendre le volant. Mais voilà, ce n'est pas tout le monde qui utilise l'application, si bien que la planification est difficile, de l'avis même de M. Homsy.

Comme tous les chauffeurs de taxi sont des travailleurs autonomes, il n'est pas question de forcer qui que ce soit à offrir le service au Centre Vidéotron, mais plutôt de convaincre les chauffeurs de mieux gérer leurs horaires. «Nos membres sont des gens d'affaires. Il faut que ça soit rentable. C'est pas normal que la voiture travaille les jours où il y a pas d'ouvrage et qu'elle ne soit pas là quand il y en a», dit le porte-parole du RITQ, plaidant pour une «constance» dans le service, peu importe le soir de la semaine.

Labeaume «responsable»

Au lendemain de la sortie du maire de Québec, qui critiquait dimanche le service de taxi au Centre Vidéotron et se disait tenté d'appeler Uber à la rescousse, l'opposition à l'hôtel de ville a fait valoir que Régis Labeaume était seul responsable de l'attente des spectateurs.

«C'est lui, le maire, qui est responsable; qu'il prenne ses responsabilités, qu'il arrête de chercher des coupables et qu'il règle le problème une fois pour toutes», a déclaré la conseillère Anne Guérette lors d'un point de presse.

Selon elle, les problèmes de circulation autour de l'amphithéâtre tardent à être réglés, des problèmes qui viennent d'une précipitation lors de la planification du mégaprojet. «On a voulu faire vite, on a voulu installer l'amphithéâtre là où il est en ce moment. C'est un lieu enclavé, on se trouve un peu comme sur une île déserte. C'est pas évident, sortir de là», a fait valoir la candidate au poste de chef de Démocratie Québec. 

Son parti propose de miser sur le transport collectif pour accélérer le retour à la maison. «Nous, on pense que ça passe par plus de navettes et de transport en commun. Il faudrait absolument que le maire regarde cette piste-là», a lancé Mme Guérette.

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