Un employeur déplore la qualité du service du RTC à L'Ancienne-Lorette

Le secteur Gaudarville, à L'Ancienne-Lorette, est peu desservi... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le secteur Gaudarville, à L'Ancienne-Lorette, est peu desservi par les autobus du RTC. Selon l'organisation, les dernières études d'achanlandage n'ont pas démontré qu'il était nécessaire d'augmentrer le service dans ce secteur.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le centre d'appel téléphonique Nordia de Québec vient de déménager la majorité de ses services dans un nouvel édifice sur la rue Jules-Verne, à L'Ancienne-Lorette. La compagnie ne se doutait pas alors que certains de ses employés auraient de la difficulté à se rendre au travail à cause de la faiblesse des parcours et des horaires des autobus du RTC.

«Nous avons entre 25 et 30 employés aux prises avec un problème d'horaire avec les autobus. Les circuits ne sont pas directs et dans certains cas, il n'y a pas d'autobus le soir», souligne le porte-parole de Nordia, Philip Van Leeuwen.

Deux personnes seulement auraient choisi de démissionner, parce qu'elles n'avaient pas d'automobile. Pour la trentaine d'autres employés, la direction essaie d'organiser du covoiturage ou une navette vers le terminus Les Saules. Et l'entreprise songe aussi à d'autres mesures temporaires pour amenuiser cette difficulté pendant qu'elle négocie avec le RTC. 

L'entreprise a dû quitter l'édifice qu'elle occupait sur le boulevard de l'Ormière à cause de problèmes structurels. Elle a choisi de construire un bâtiment neuf ailleurs pour loger ses 400 employés.

Chez Nordia, on explique qu'à cause des quarts de travail qui se terminent à 21h, à 22h et à minuit, les transports par le réseau public deviennent problématiques. De plus, le centre d'appel est ouvert 24 heures sur 24.

«Les négociations n'ont pas encore donné de résultats. Nos demandes sont à l'étude. Par contre, plusieurs de nos employés n'ont pas d'automobile et doivent utiliser le transport en commun», soutient M. Van Leeuwen. «Nous avons connu ce type de difficultés lors de la création de notre siège social à Laval. Nous avons aussi négocié avec le réseau de transport de Laval qui a organisé les parcours et installé un arrêt devant notre édifice.»

Décision de l'entreprise

Pour Rémy Normand, président du RTC, la décision de déménager appartenait à Nordia. «C'est bizarre, hein? Moi je ne sais pas, si j'avais une organisation, dans mes facteurs de localisation, je prendrais ça en considération la proximité d'un transport en commun. Ce n'est pas notre choix de s'être déplacé là-bas. Comme je le dis souvent, s'il y a des problèmes, s'il y a des besoins, qu'on nous les signifie. Moi, pour l'instant, la direction de la planification n'a jamais entendu parler de ça. Là, ça nous est signalé, on va le prendre en compte.»

M. Van Leeuwen est au courant de la situation et des problèmes rencontrés par les autres employeurs dans cette portion de L'Ancienne-Lorette. Il est possible que tous ces gens augmentent la pression pour que le RTC modifie ses parcours et ses horaires afin de permettre aux quelques centaines d'employés de se rendre au travail à des heures non conventionnelles.

Le fournisseur de solutions de service à la clientèle est le plus important du genre au Canada avec 12 centres d'appel au pays, dont cinq au Québec.  

«Huit plaintes» par année dans le secteur Gaudarville

Le secteur Gaudarville à L'Ancienne-Lorette, situé de part et d'autre du boulevard Duplessis, entre l'autoroute 40 et le boulevard Wilfrid-Hamel, demeure assez peu desservi par le transport en commun. Pourtant plusieurs centaines de travailleurs doivent s'y rendre tous les jours, sans compter les nombreux consommateurs qui vont dans les commerces environnants.

Au début des années 2000, alors que deux mégas cinéma et de nombreux commerces s'installaient dans le secteur, des propriétaires de commerces et des employés, notamment des étudiants, se plaignaient de l'absence de transport en commun.

Le RTC ajouté le circuit 93, mais selon la direction du centre d'appel Nordia, les horaires ne sont pas très pratiques pour leurs employés sans automobile.

Toutefois, le président du RTC, Remy Normand, souligne que le parcours 93 n'a pas fait l'objet de nombreuses plaintes depuis son instauration, «pas plus de huit par années, incluant les problèmes des horaires, les cas de propreté du véhicule et les retards».

Les dernières études d'achalandage n'ont pas démontré les besoins d'augmenter le service dans le secteur Duplessis et Gaudarville, continue-t-il. «Il y a eu une croissance du côté des commerces et des constructions, en 2007 et 2008, mais il n'y a aucun effet notable sur le nombre de passagers malgré certaines améliorations du parcours», affirme-t-il. 

Il précise que ce secteur de l'agglomération urbaine ne fait pas partie des priorités de développement pour le RTC, ni dans les projets à court terme, ni dans le projet de réaménagement à long terme en fonction de l'implantation du SRB vers 2023. Outre les quatre grands pôles de transformation déjà prévus, les sous-secteurs Belvédère et Fleur-de-Lys sont en tête des priorités avant le secteur Duplessis et la desserte de l'aéroport.

La fréquence des passages de l'autobus est aux 30 minutes durant les heures de pointe et aux heures pour le reste de la journée. «Durant la période scolaire, nous apportons de légères modifications aux heures de passages et plus de prolonger le circuit vers les cégeps de Sainte-Foy et Garneau», ajoute-t-il.

Exemples de trajet

Le circuit 80 passe sur la rue Saint-Paul, au coin de Notre-Dame, en haut du boulevard Hamel, mais l'arrêt se trouve à une quinzaine de minutes de marche du cinéma Odéon. En utilisant le parcours 93, tout dépendant du point d'origine, le travailleur aura moins de marche à faire pour se rendre au travail, mais il devra changer de circuit pour se rendre au boulot.

En simulant le trajet sur Google Maps, du terminus Les Saules, il faut 19 minutes en bus sur le parcours 80 et de 15 à 18 minutes de marche entre l'arrêt au coin de Notre-Dame et le cinéma Odéon. En auto, le même trajet s'effectue en 11 minutes.

Du terminus de Charlesbourg, en prenant les parcours 72, 81, 80 et 93, il faudra 1h03 avec le RTC et 23 minutes en automobile pour se rendre au cinéma.

Du terminus de Beauport, coin d'Estimauville et chemin Royal, le trajet sur le parcours 800 et 93 s'effectue en 1h02, mais en 25 minutes en automobile.

En partant des bureaux du Soleil, avec le parcours 800 et le 93, le trajet sera de 56 minutes, mais de 20 minutes en auto, en dehors des heures de pointe.  Avec Annie Morin

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