Piste d'atterrissage des Îles: Marc Garneau rencontre les intervenants

Le ministre des Transports Marc Garneau... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Le ministre des Transports Marc Garneau

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(Québec) Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, s'est rendu aux Îles-de-la-Madeleine, mardi, afin de discuter de l'allongement de la piste d'atterrissage de l'aéroport de l'archipel. Le ministre estime à priori qu'il n'est pas nécessaire de l'allonger, mais le maire des Îles, Jonathan Lapierre, croit lui avoir donné matière à réflexion.

La partie n'est pas gagnée d'avance dans ce dossier pour les autorités locales. Encore mardi, le ministre Garneau a déclaré, avant de rencontrer la délégation madelinienne, que la piste était aux normes et sécuritaire. 

«La piste répond adéquatement aux besoins des aéronefs des transporteurs aériens des Îles et est exploitée de façon sûre et sécuritaire. Nous estimons que sa longueur est suffisante», a plus tard réitéré son attachée de presse, Delphine Denis.

Est-ce que cela signifie que le fédéral refuse de l'allonger? «Le ministre est ouvert à entendre de point de vue des intervenants locaux et régionaux sur ce dossier», a-t-elle ajouté, sans évoquer un refus catégorique.

Joint mardi soir au terme d'une réunion qui a duré plus de deux heures avec M. Garneau, le maire Jonathan Lapierre s'est dit heureux de l'écoute démontrée par le titulaire des Transports. Pour lui, ce n'est pas mission impossible de le faire changer d'avis. «Ce qu'il faut comprendre, c'est que la déclaration du ministre a été faite à son arrivée, avant de nous rencontrer. [...] Le ministre disait que 4500 pieds, c'est sécuritaire. On n'a jamais dit le contraire», a-t-il pris soin d'expliquer d'entrée de jeu. 

Il croit cependant que la Ville et ses partenaires ont su montrer une vision beaucoup plus large des enjeux liés à la piste d'atterrissage. «Le statut quo va inévitablement faire reculer les Îles dans son développement», a déclaré M. Lapierre. «Si on veut attirer de la population, maintenir des emplois, assurer une sécurité et une régularité du service aérien, ça va passer par le développement des installations aéroportuaires.»

Le maire soutient qu'il faudra tôt ou tard accueillir des appareils plus gros, ce qui implique qu'il faut une plus grande piste, soit au moins 6000 pieds. Les avions utilisés par Air Canada et Pascan ont atteint leur limite de capacité, selon lui. M. Lapierre a relaté ce printemps certaines pénuries de denrées, dont des médicaments. 

Il n'a pas été possible d'avoir la réaction du ministre après la rencontre de mardi. Il doit quitter les Îles mercredi matin.

En plus des discussions sur l'aéroport, M. Garneau a annoncé mardi des investissements de 26 millions $ pour les installations portuaires de Cap-aux-Meules et l'aéroport. Le maire Lapierre estime que ces annonces et l'allongement de la piste sont deux dossiers distincts. Les montants seront investis sur l'aérogart de l'aéroport et sur l'asphaltage de la piste.

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