Le train roulera à 40 km/h entre Charny et Scott

L'entreprise Chemin de fer Sartigan pourra faire circuler... (Collaboration spéciale, Jean-François Dumont)

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L'entreprise Chemin de fer Sartigan pourra faire circuler ses convois à 40 km/h sur les rails dès cet automne. Ses trains ne peuvent aller plus vite que 10 km/h actuellement.

Collaboration spéciale, Jean-François Dumont

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) L'entreprise Chemin de fer Sartigan, qui gère depuis décembre 2013 le tronçon de l'ancien chemin de fer Québec Central situé entre Charny et Scott, pourra faire circuler ses convois à 40 km/h sur les rails dès cet automne. Le ministère des Transports, propriétaire de la voie ferrée, aura alors complété des travaux de remise à niveau entamés depuis plusieurs années.

Mercredi, le ministère des Transports publiait d'ailleurs un appel d'offres pour l'une des dernières étapes des travaux : la reconstruction de trois aiguillages sur la voie ferrée du Québec Central, un contrat dont le montant estimé se situe entre 250 000 $ et 500 000 $.

Martin Laflamme, copropriétaire de Chemin de fer Sartigan, avoue qu'il a hâte de pouvoir faire rouler ses trains plus rapidement alors que ceux-ci ne peuvent aller plus vite que 10 km/h actuellement.

«Les travaux ont débuté il y a quelques années et on voit vraiment que ça approche puisque le ministère a commencé à fabriquer des pancartes pour indiquer aux automobilistes que le train passera un peu plus vite», explique-t-il au Soleil.

Pour son entreprise qui compte quatre employés, cette vitesse accrue pourra libérer quelques heures par jour pour d'autres transports en plus de permettre de réaliser certaines économies. «Ça peut sembler bizarre, mais pour nous, ça coûte moins cher de rouler à 40 km/h qu'à 10 km/h. Présentement, on est toujours sur les freins et, quand on doit monter une pente, on n'a aucun élan», poursuit M. Laflamme.

Autres tronçons

Par la suite, Martin Laflamme voudrait voir le ministère retaper le tronçon de la voie ferrée reliant Scott à Sainte-Marie, puis celui reliant Vallée-Jonction à Sainte-Marie. «Les travaux vers Sainte-Marie devraient être complétés en 2017 et le ministère a l'intention de retaper la voie vers Vallée, notamment un pont de 20 pieds à changer ou à réparer, s'il y a de la clientèle. Et il y en aura, car on recherche activement des clients.»

Pour Chemin de fer Sartigan, Vallée-Jonction est un point stratégique puisqu'on y retrouve un atelier où il sera possible de faire l'entretien des locomotives. «Nous aimerions nous rendre là en 2020. Ensuite, il y a le tronçon vers Thetford Mines sur lequel travaillent des élus locaux pour éviter qu'il soit démantelé», indique M. Laflamme.

Le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, dit croire personnellement à l'avenir du chemin de fer laissé à l'abandon depuis quelques années dans sa région. «C'est une bonne façon de combattre l'émission de gaz à effet de serre et le gouvernement pourrait investir là-dedans. Ça ne prend pas tant de wagons que ça pour être rentable et, comme la voie ferrée appartient au gouvernement du Québec, celui-ci recevrait des redevances sur chaque wagon», indique-t-il.

La Ville de Thetford Mines, la MRC des Appalaches et la Société de développement économique se penchent actuellement sur trois scénarios : justifier un investissement dans le transport ferroviaire, préserver l'emprise sans investir ou abandonner l'emprise. «Ce serait toutefois étonnant que ce dernier scénario soit choisi», précise toutefois le maire.

Démantèlement

Pendant ce temps, le ministère a déjà commencé depuis le mois de mai à démanteler le tronçon de 32,5 km du Québec Central qui reliait autrefois Vallée-Jonction à Notre-Dame-des-Pins pour en faire une piste cyclable.

L'initiative inquiète Martin Laflamme, même si le contrat de location de 60 ans accordé à la Véloroute prévoit que le ministère puisse rebâtir un chemin de fer à un an d'avis s'il le désire.

«Vous ne me convaincrez jamais que le démantèlement est une bonne chose. Aux États-Unis, on voit plein de voies ferrées abandonnées il y a 20 ou 30 ans reprendre du service. C'est certain que ça pourrait se faire, reconstruire par-dessus une piste cyclable, mais j'ai peur qu'avec le syndrome "pas dans ma cour", les voisins seraient alors plus réticents à voir le train revenir», conclut-il.

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