Exclusif

Radars photo: gros retard, petite pénalité

Sur l'autoroute Henri-IV, un radar photo fixe est... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Sur l'autoroute Henri-IV, un radar photo fixe est prévu à la hauteur de Hochelaga.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a commencé à imposer des pénalités à ses fournisseurs pour le retard dans la mise en service des nouveaux radars photo. En date du 30 mai, il y en avait pour 7200 $, soit six jours, malgré des délais se comptant en mois.

Trente-sept cinémomètres - 18 mobiles, 6 fixes et 13 appareils de surveillance aux feux de circulation - ont été commandés entre les mois de mai et août 2015 par le MTQ. Les sous-traitants, l'entreprise informatique CGI et son partenaire Néolect, avaient 22 semaines à partir de la date de la demande pour les livrer. À défaut de quoi une pénalité de 150 $ par jour par appareil devait s'appliquer. 

Il a toutefois fallu attendre le mois de mai pour que CGI et Néolect reçoivent une première facture concernant huit radars photo en attente. Six jours de retard ont été comptabilisés pour un total de 7200 $, en date du 30 mai.

«Des pénalités additionnelles sont à prévoir pour les appareils qui ne sont toujours pas livrés», ajoute Alexandre Bougie, porte-parole du ministère des Transports. Celui-ci attribue à la «trêve hivernale» le temps mis par Québec pour appliquer les sanctions prévues au contrat.

Le gouvernement du Québec avait annoncé en septembre que les premiers radars photo mobiles seraient déployés à compter du 19 octobre, ce qui a été fait notamment sur le réseau municipal de Québec. Les appareils fixes devaient être opérationnels à partir de la mi-novembre, en fonction des travaux à effectuer sur le terrain. Aucun n'était prêt à cette date. À la fin de l'année, il y en avait seulement deux qui prenaient des clichés à Laval.

Les travaux ont été mis sur la glace pendant l'hiver, puis l'installation a repris au printemps. Mais il n'y a toujours pas plus de radars photo fixes en service. En avril, le MTQ a expliqué que le branchement aux services publics (électricité et fibre optique) avait pris du retard. Des problèmes informatiques ont aussi dû être résolus.

Les nouveaux cinémomètres ont été intégrés au système de traitement des infractions du Centre de traitement de la preuve du ministère de la Justice. Il a aussi fallu adapter l'outil d'aide à la constatation, qui marque sur la photo les informations essentielles permettant de bien identifier le véhicule et le moment de l'infraction.

Des difficultés de paramétrage ont également été rencontrées pour plusieurs radars photo fixes, qui se déclenchaient trop souvent en période de tests, même quand un véhicule ne dépassait pas la limite de vitesse permise. 

Le fournisseur CGI a précisé cette semaine au Soleil que c'était particulièrement le cas des appareils de surveillance aux feux de circulation, qui contrôleront à la fois l'arrêt aux feux rouges et la vitesse, une nouveauté. 

«Il reste actuellement un photo radar [sur un total de 37] qui ne répond pas pleinement aux exigences du Ministère et nous travaillons à le rendre conforme», a fait valoir Sébastien Barangé, vice-président aux communications de CGI.

Sanctions

Ce dernier a commenté brièvement l'imposition de sanctions à l'entreprise. «CGI assume le paiement des pénalités, selon les règles prévues au contrat», s'est-il contenté de dire.

Le porte-parole du MTQ parle plutôt de «quatre appareils où on constate des déclenchements non justifiés à un niveau non acceptable» et qui font toujours l'objet de corrections.

Une douzaine de radars photo fixes doivent être mis en service «dans les prochaines semaines», souligne M. Bougie. Il faut toutefois attendre la publication de communiqués de presse pour connaître les sites visés. Dans la région de Québec, il y en a un prévu sur l'autoroute Henri-IV, à la hauteur de Hochelaga, un autre sur l'autoroute Félix-Leclerc, près de la sortie d'Estimauville. 

L'appareil retiré de l'autoroute 15, à l'entrée de Montréal, doit aussi être déplacé. 

Il restera donc cinq cinémomètres à activer, dont quatre installés, mais pas calibrés. Le dernier est probablement celui destiné au réseau municipal de Québec. Annoncé à l'angle du boulevard Charest et de la rue Dorchester, il doit déménager vers l'ouest, à la hauteur de la côte Saint-Sacrement, en raison de la surcharge des réseaux souterrains au centre-ville. 

Les 18 nouveaux radars photo mobiles sont déjà en service. Au terme de cette deuxième phase de déploiement, le Québec comptera 51 appareils et 152 emplacements sous surveillance.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer