La faille de Logan, pas un obstacle au 3e lien Québec-Lévis

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L'obstacle géologique étant mis de côté, il faut voir la faisabilité, les coûts et les options, précise le premier ministre Philippe Couillard.

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard a confirmé mardi que la faille de Logan n'est pas un obstacle à la construction d'un tunnel sous-fluvial entre Québec et Lévis. Quant aux coûts d'un tel projet, le ministère des Transports est en train de les analyser et les présentera «incessamment».

«C'est une première avancée significative dans l'évolution de ce projet-là», s'est réjoui le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. Il réagissait aux propos du premier ministre, qui a dévoilé en entrevue dans différentes stations de radio et en marge d'un point de presse mardi la conclusion de l'étude géologique que son gouvernement a commandée l'an dernier, sur un éventuel troisième lien entre les deux rives. 

En fait, le gouvernement a commandé une étude complète non seulement sur cette faille sismique, qui se trouve sous le fleuve Saint-Laurent, mais sur tout le projet. Elle n'a toutefois pas encore été rendue publique. L'attachée de presse du ministre des Transports Jacques Daoust a confirmé en fin de journée au Soleil que le Ministère avait déjà en main cette étude de faisabilité d'un tunnel sous-fluvial. «Le rapport de l'étude sur la faisabilité technique et les coûts d'un tunnel reliant les villes de Lévis et de Québec a été déposé par le consultant. Le Ministère travaille présentement à une analyse de cette étude et les résultats seront présentés incessamment», a écrit Mélissa Turgeon.

«Lorsque les documents sont complets, il n'y a pas de problème à les rendre publics», a évoqué le premier ministre en point de presse, sans s'engager sur un moment précis.

Le député de Lévis, François Paradis, trouve quant à lui «surprenant» que l'information concernant un troisième lien sorte de cette façon, au compte-gouttes. «Il y a un devoir de transparence sur un sujet aussi important que celui-là», lance-t-il. Le caquiste ne comprend pas pourquoi le gouvernement affiche une telle «timidité» dans ce dossier et persiste à vouloir «garder le pied sur le frein».

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, a assuré... (Graph Synergie) - image 2.0

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Le ministre des Transports, Laurent Lessard, a assuré mardi matin que tout était mis en place pour dévoiler «le plus rapidement possible» l'étude commandée il y a un an. Sur l'image, le lien sous-fluvial Québec-Lévis, tel que présenté par la Chambre de commerce de Lévis en 2014. 

Graph Synergie

SRB d'abord

Aux côtés du maire de Québec, Régis Labeaume, M. Couillard a soutenu que le gouvernement travaillait d'abord et avant tout sur le Service rapide par bus (SRB) pour désengorger les routes de la région. «La priorité qu'on a reçue, nous, de la région, c'est le SRB.»

«C'est sûr, ça fait des années qu'on travaille là-dessus! On a beaucoup de millions de dollars d'investis. On ne peut pas courir cinq lièvres à la fois», a renchéri le maire Labeaume. Il n'a toutefois pas fermé complètement la porte à un troisième lien à l'avenir. «On ne peut pas demander des milliards de dollars pour deux projets de front. On va les faire un après l'autre. C'est dans l'ordre des choses.»

Il comprend toutefois le maire de Lévis de mener cette bataille, parce que selon lui, ce projet, «c'est 95 % de bénéfice pour Lévis, c'est bien normal». «Le principal problème de circulation à Québec, c'est pas la traversée des ponts, c'est la circulation à l'intérieur de la ville. Le principal problème de Lévis, c'est de faire traverser le pont aux gens qui viennent travailler à Québec. Il y en a de Québec qui vont travailler à Lévis, mais ça fait pas partie d'un gros problème», croit Régis Labeaume. 

Pour le maire Lehouillier toutefois, il ne faut pas opposer les deux projets. «Pour moi, le SRB, c'est quelque chose qui est canné en termes d'échéanciers. Maintenant, il faut entreprendre le même processus pour le troisième lien, parce que ça peut être long», évoque-t-il.

Avec Valérie Gaudreau

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