Lévis presse le provincial pour le troisième lien

Pour le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, le... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Pour le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, le gouvernement du Québec doit respecter son engagement électoral et rendre publiques les études sur la faisabilité technique d'un lien sous-terrain entre les deux rives.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Se positionnant pour un troisième lien entre sa ville et Québec, le conseil municipal de Lévis a demandé lundi au gouvernement du Québec de respecter son engagement électoral de rendre publiques toutes les études disponibles sur la faisabilité technique et les coûts relatifs à un lien routier souterrain entre les deux villes.

«Il faut que les études soient faites au plus sacrant! Après, on verra les scénarios qu'on pourra mettre de l'avant. On est rendu à un carrefour où il faut faire un débat de fond», a déclaré le maire Gilles Lehouillier en point de presse avant la séance régulière du conseil municipal.

Le maire estime qu'il faut agir tant sur le front des axes routiers que sur celui du transport collectif. «Pour nous, le troisième lien est aussi important que le Service rapide par bus. Il faut enfin savoir si un troisième lien est faisable et à quelles conditions il pourrait être viable.»

Même le péage

Soulignant que 83 % de la population lévisienne s'est montrée favorable à un troisième lien et que des municipalités de Bellechasse s'apprêtent aussi à adopter des résolutions semblables, le maire souhaite que soient analysées toutes les hypothèses, même la possibilité d'un péage. «Il faudrait voir, s'il y a un péage, quelle somme pourrait être acceptable pour les gens.»

M. Lehouillier ajoute qu'il serait favorable tant à un lien sous-fluvial qu'à un lien aérien dans l'est de la ville. «À moins qu'on me démontre que c'est vraiment impossible», poursuit-il, ajoutant qu'il doute beaucoup des risques soulevés en raison de la présence de la faille de Logan.

«Présentement, on ne peut pas vraiment avancer dans ce dossier car on n'a pas les études!» a déploré le maire, qualifiant d'unique la situation de Lévis et Québec. «Nous sommes la seule métropole où la desserte ne se fait que dans l'ouest de la ville. À Montréal, à Ottawa et Gatineau, il y a des liens à plusieurs endroits.»

Bénéfique pour tous

Gilles Lehouillier est convaincu qu'un éventuel troisième lien pourrait aussi être bénéfique pour Québec. «Avec le transport lourd qui se dirige vers la Côte-Nord, on pourrait désengorger Henri-IV et de la Capitale. Et n'oublions pas qu'il y a 8000 personnes qui travaillent à Lévis chez Desjardins, dont la moitié vient de Québec. Moi, je pense qu'il y a des intérêts mutuels dans la grande région de Québec.»

Interrogé sur cette prise de position, le maire de Québec, Régis Labeaume, a joint sa voix à celle de son homologue lévisien pour demander que l'étude commandée par le ministère des Transports et terminée il y a plusieurs mois déjà soit dévoilée. «Je pense qu'il faut rendre l'étude publique, il l'avait promis», a-t-il affirmé à propos de l'engagement du gouvernement. 

Viaduc de Saint-Rédempteur

Un autre dossier lié à la circulation routière a retenu l'attention du conseil municipal de Lévis lundi alors que le conseil a approuvé le dépôt du projet de construction d'un viaduc à Saint-Rédempteur au nouveau Fonds chantier Canada Québec.

«On annonce haut et fort que c'est notre projet numéro un», a déclaré le maire à propos du projet qui avait été repoussé il y a quelques années après que ses coûts de construction eurent explosé, passant de 9 millions $ à 21,5 millions $. 

«À Saint-Rédempteur, il y a 50 000 personnes qui doivent faire un détour de 45 minutes par la route 116 juste pour atteindre l'autoroute 20. Le viaduc ferait passer cette attente à 5 ou 10 minutes en plus de désengorger la 116 à la tête des ponts», a expliqué le maire. Si le projet obtient le financement recherché, les travaux pourraient débuter cet automne pour être terminés en 2018.  Avec Valérie Gaudreau

Lévis planche sur un nouveau règlement sur le bruit

Le comité exécutif de la Ville de Lévis planche sur un nouveau règlement sur le bruit qui rendrait le témoignage d'un policier suffisant pour porter des accusations. «Oui, on peut faire la fête de temps en temps, mais quand on fait la fête tout le temps, il y a une différence», a déclaré le maire Gilles Lehouillier en séance régulière du conseil lundi. Le maire voudrait faire adopter le règlement avant la saison estivale, indiquant que 66 % des plaintes pour bruit à Lévis concernent le secteur résidentiel contre seulement 5 % pour les bars, 4 % pour les parcs et 3 % pour les chantiers de construction.

Lévis se départit... de ses machines à coudre

La Ville de Lévis a décidé lundi de se départir des neuf machines à coudre qu'elle possédait et qui avaient déjà servi pour donner des cours de couture. Ces cours ont été abandonnés depuis quelques années par manque de participants et les appareils étaient donc inutilisés. Le conseil municipal a donc adopté une résolution visant à en faire don aux cercles des fermières de Charny, Lévis, Saint-David, Saint-Jean-Chrysostome, Saint-Nicolas et Saint-Romuald, qui avaient manifesté un intérêt à les acquérir pour réaliser des travaux d'art textile.

Control Skateboard dans l'Innoparc

En autorisant la vente d'un lot à l'entreprise Control Skateboards, le conseil municipal de Lévis s'est assuré de l'arrivée d'un second projet dans son Innoparc. L'entreprise fondée par Carl Savard en 1995 emploie maintenant 25 personnes et se positionne comme le leader canadien dans la fabrication de planches à roulettes. L'entreprise déboursera 328 132,47 $ pour faire l'acquisition du terrain de 131 244 pieds carrés situé sur la rue Pascaline. Elle y construira, dans un délai de 24 mois, un bâtiment de 49 000 pieds carrés. Actuellement, Control Skateboards occupe un bâtiment de 14 000 pieds carrés rue Alphonse-Desrochers, dans le secteur Saint-Nicolas. Une fois le nouveau projet réalisé, les essais des nouvelles planches à roulettes, toutes faites à 100 % d'érable canadien, seront désormais réalisés à Lévis dans le skatepark intérieur de l'entreprise alors qu'ils sont actuellement effectués à Montréal.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer