Piste raccourcie pendant les travaux à l'aéroport de Québec

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(Québec) Des travaux requis sur la piste principale de l'aéroport de Québec obligeront les avions à atterrir sur une distance réduite de moitié entre le 6 et le 18 juin. Les plus gros porteurs, qui effectuent les vols vers l'Europe et le Sud, seront affectés.

La piste principale, la 06-24 pour les initiés, était fermée mardi matin pour des travaux préparatoires. La direction de l'aéroport en a profité pour expliquer concrètement le branle-bas à venir. 

À partir du 6 juin, des équipes s'affaireront jour et nuit pendant 13 jours pour reconstruire l'intersection avec la piste secondaire, la 11-29. Les avions devront se contenter de 4600 pieds de piste le jour et 4300 pieds la nuit pour atterrir, comparativement aux 9600 pieds accessibles normalement.

Environ 70 vols seront affectés, les gros porteurs comme les Airbus 310 et 330 ayant besoin de plus de dégagement. Plusieurs vols à destination de la France et des pays du Sud devront partir de Montréal ou Toronto, ajoutant ainsi un transfert par autobus ou par avion. Les vols domestiques et régionaux, qui font appel à de plus petits appareils, seront maintenus. 

«On veut rassurer la population de Québec. L'aéroport demeure ouvert et pour les passagers et pour les transporteurs», a insisté mardi le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc., Gaëtan Gagné. Les compagnies aériennes, informées depuis des mois, ont planifié leurs activités en conséquence. Les clients incertains peuvent les contacter pour confirmer leur itinéraire, suggère M. Gagné. 

En 2017, l'aéroport terminera les travaux sur la piste principale. Il lui faudra alors 80 jours de travaux, échelonnés du 22 mai au 9 août. La circulation aérienne sera redirigée vers la piste secondaire, qui fait 5700 pieds. Les appareils un peu plus gros, jusqu'à des Boeing 737, pourront s'y poser. Certaines contraintes de poids pourraient toutefois s'appliquer.

Le pavage à refaire

Dans les deux cas, il faut refaire le pavage. Pour de meilleurs résultats, il faut creuser six pouces de profond et cela, sur 60 mètres de large, en incluant les accotements de 15 mètres. Le drainage sera également amélioré pour éviter les accumulations d'eau sur la piste, a souligné mardi Marie-Noëlle Simard, gérante de projets en génie civil, qui travaille dans le dossier depuis deux ans. 

Tant qu'à restreindre les envolées, des travaux électriques seront réalisés simultanément. Les lumières en bordure de piste seront remplacées par des DEL et les lumières d'approche, qui guident les pilotes, seront modernisées. Le système électrique sera dupliqué pour qu'en cas de panne, il y ait toujours une lumière sur deux en fonction. Fini, donc, les atterrissages «à la chandelle», comme disent les pilotes. 

Ces améliorations, qui ont une durée de vie estimée à 20 ans, permettront de maintenir la sécurité de la piste, qui n'a jamais été compromise, assure Mme Simard. La qualité de la surface de roulement est vérifiée deux fois par année à l'aéroport et des retouches sont faites annuellement. 

Ces réparations font partie d'une enveloppe globale pour l'amélioration du site de 52 millions $. L'agrandissement du terminal, qui se fait parallèlement, commande quant à lui des investissements de 225 millions $.

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