Économie du partage: les règles finiront par changer, croit Communauto

Le directeur du développement chez Communauto, Marco Viviani,... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Le directeur du développement chez Communauto, Marco Viviani, estime qu'avant de tout bousculer, Uber devrait prendre son mal en patience.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Implantée depuis plus de 20 ans au Québec, Communauto était dans l'économie du partage avant même que l'expression ne soit consacrée. Si elle n'approuve pas la façon de faire d'Uber, qui ne respecte pas la loi, l'entreprise croit que rien n'arrêtera l'innovation et que les règles québécoises n'auront pas le choix «de changer».

«C'est clair qu'il va y avoir de nouveaux joueurs dans le taxi, dans le déplacement sur demande, qui vont apporter de l'innovation en s'adaptant aux règles, qui entre-temps, vont changer», a commenté Marco Viviani, directeur du développement chez Communauto, en marge d'une annonce à l'Université Laval jeudi.

Mais avant de tout bousculer, M. Viviani soutient qu'Uber devrait prendre son mal en patience. «Ça fait partie d'être un bon citoyen corporatif. Tu peux pas desservir une collectivité si tu ne respectes pas les règles. Même si des fois les règles sont un peu contraignantes et qu'il faut les changer.»

Par exemple, Communauto a réussi à faire en sorte que la Ville de Québec change sa réglementation sur le stationnement dans les rues résidentielles pour qu'elle puisse lancer l'an dernier Auto-mobile, un service spontané où les usagers n'ont pas à réserver leur véhicule. Ils peuvent tout simplement sauter dans une voiture située tout près et la laisser stationnée à destination, dans une rue incluse dans la zone Communauto.

«On aurait pu lancer le service avant et se dire : "C'est pas grave, on va prendre les contraventions et les payer." Mais on s'est plutôt entendus avec la Ville pour payer des vignettes de stationnement et eux, en contrepartie, ont assoupli la réglementation», explique M. Viviani.

Parc doublé

Le service Auto-mobile fonctionne assez bien pour que Communauto ajoute 25 véhicules de ce type à Québec dans les prochaines semaines. L'an dernier, un premier parc de 30 voitures avait été implanté.

L'Université Laval a annoncé jeudi qu'elle deviendra un point de chute pour le service Auto-mobile. Si bien qu'un étudiant membre de Communauto qui est venu à l'université en autobus, par exemple, pourrait décider sur un coup de tête d'utiliser une de ces voitures pour le retour à la maison, s'il pleut ou si sa rencontre d'équipe s'est terminée très tard.

Le vice-recteur Éric Bauce s'est réjoui de ce partenariat, soutenant que l'Université Laval était «favorable» à l'économie du partage et un terreau fertile pour de nouvelles initiatives. Il s'est toutefois gardé de commenter directement le dossier Uber.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer