La moitié du trajet du SRB prêt dès 2022

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Il est encore trop tôt pour savoir quelle partie du trajet sera construit en premier.

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(Québec) La population pourra monter à bord du service rapide par bus (SRB) dès 2022, trois ans avant la mise en service complète, prévue en 2025. S'il est encore trop tôt pour savoir quel tronçon sera priorisé, on a appris vendredi que la première phase pourrait toucher de «50 à 60 %» du réseau.

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Infographie Le Soleil

«J'ai l'impression que ça n'avait pas été bien compris», a dit le directeur du Bureau d'étude SRB, Jacques Bédard, lors d'une présentation technique du SRB vendredi.

Car si une première phase a toujours été annoncée pour 2022, jamais il n'avait été dit si clairement qu'elle serait majeure, possiblement de «50 à 60 %» du futur tracé de 43 kilomètres qui reliera Québec et Lévis.

Mais il est encore trop tôt pour savoir quelle partie sera construite en premier. «On a une idée, un espoir, mais tout ça doit être étudié», a dit le maire de Québec, Régis Labeaume. Celui-ci et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ont toutefois dit souhaiter vendredi que Lévis fasse partie de cette phase initiale.

«Nous, l'idée, c'est de le faire le plus rapidement possible, et on ne peut pas comparer ça à Montréal», a de nouveau prévenu M. Labeaume.

Il faut dire que les 10 ans entre l'annonce et la mise en service du SRB en a fait sourciller plus d'un, surtout depuis que la métropole a annoncé qu'elle se dotera d'un système léger sur rails conçu par la Caisse de dépôt et placement du Québec d'ici cinq ans seulement. «À Québec c'est un projet invasif dans la cité», a réitéré M. Labeaume, parlant du «plus gros chantier de l'histoire de Québec».

Et, surtout, tout dépendra de la capacité du gouvernement du Québec à remettre les sommes nécessaires à chaque phase. «C'est un projet d'un milliard. Si le gouvernement nous dit qu'il est prêt à décaisser le milliard dans un temps record, on va tout faire pour accélérer», a ajouté M. Lehouillier.

Norda Stelo, SCN-Lavalin et Stantec pour l'étude

L'étude d'avant-projet permettra de déterminer quel «morceau» de réseau sera construit en premier. On a d'ailleurs appris vendredi que cette vaste étude reviendra au consortium formé des firmes Norda Stelo (ex-Roche), SNC-Lavalin et Stantec.

Ces firmes, regroupées sous le nom de Groupement SRB Québec-Lévis, ont remporté l'appel d'offres lancé le 21 mars pour ce contrat de 4,8 millions $.

Il s'agit d'une partie de toute l'étude d'avant-projet qui coûtera 12,5 millions $ au total dans les deux prochaines années.

Le mandat du consortium sera notamment de se pencher sur la conception des infrastructures et voir comment arrimer les trajets du Réseau de transport de la Capitale et celui de la Société de transport de Lévis auquel le SRB viendra s'ajouter.

Les impacts sur l'environnement et la conception des pôles d'échanges sont aussi au menu de l'étude d'avant-projet.

«Bonne nouvelle»

Cette annonce d'un tronçon du SRB en fonction dès 2022 est «une bonne nouvelle» selon le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont.

«On n'avait pas compris nous non plus qu'on pourrait avoir de 50 à 60 % livré en 2022. C'est un signal intéressant», a-t-il commenté.

L'organisme de promotion du transport collectif et alternatif demeure toutefois très sceptique quant à la décision de faire passer le SRB par le boulevard Charest (lire l'autre texte) au lieu de la colline parlementaire, beaucoup plus dense.

La «philosophie» du boulevard Charest ne changera pas

Régis Labeaume a sa petite idée des changements mineurs qui pourraient être apportés au parcours du service rapide par bus (SRB). Mais pas question de changer l'axe Charest, a-t-il réitéré vendredi.

«Ça ne bougera pas à moins qu'on nous dise vraiment : "Si vous passez là, il va y avoir une explosion." Je ne vois pas. Il faudrait que ce soit une raison majeure, technique», a dit le maire de Québec en conférence de presse pour annoncer que le consortium formé des firmes de génie Norda Stelo, SNC-Lavalon et Stantec a remporté le contrat de 4,8 millions $ pour l'étude d'avant-projet.

«L'étude va nous le dire, mais pour la philosophie, l'idée qu'on va sur Charest, je ne vois pas pourquoi ça changerait», a tranché M. Labeaume pour qui ce choix de tracé vers un secteur moins développé doit justement servir de levier pour revitaliser le secteur de Charest Ouest entre Sainte-Foy et le centre-ville.

Colonne vertébrale

«C'est la colonne vertébrale assez précise du tracé», a renchéri le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Cela dit, les deux prochaines années d'études serviront à analyser et à élaborer le trajet en détail. «Il va y avoir des changements, a ajouté M. Labeaume. J'en connais déjà dans ma tête, je vais les garder pour moi, mais j'en connais déjà.»

Par exemple, dit-il, il n'est pas exclu qu'un trajet à l'aller revienne par une autre rue dans les secteurs où construire deux voies ne sera pas possible. «Idéalement, c'est aller-retour dans la même rue, mais il peut y avoir aller dans une rue et retour dans une autre», a-t-il illustré.

L'électrification «dans le flou»

L'un des points majeurs de l'étude d'avant-projet sera de déterminer quel type d'alimentation sera utilisée pour les véhicules biarticulés du service rapide par bus (SRB). Hybrides? Complètement électriques? Pour ça, il faudra savoir où le gouvernement du Québec loge, a dit Régis Labeaume. «Premièrement, quels sont les plans du gouvernement? Jusqu'à date, moi, l'électrification ç'a été juste des mots», a lancé le maire de Québec vendredi. «Alors, on ne s'excite pas trop avec ça. On va attendre de voir ce que le gouvernement veut faire. Comme il va être le payeur, il va avoir des plans», a-t-il ajouté. «On est dans le flou là-dedans. Il va falloir que le gouvernement nous dise il veut s'en aller où. On ne le sait pas et j'espère que lui le sait», a-t-il tranché. «C'est sûr que l'électrification nous intéresse au plus haut point», a ajouté le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. Les deux maires estiment toutefois qu'il faut laisser aller l'étude d'avant-projet et, surtout, choisir un mode d'alimentation qui ne sera pas désuet trop vite au moment où la technologie dans ce domaine évolue à vitesse grand V. «Le besoin est tellement énorme dans le monde. Tous les maires veulent un système électrique. Je pense que dans les cinq prochaines années, ça va être fulgurant, a dit M. Labeaume. Il va y avoir un choix à faire.»

Le SRB en chiffres

  • 43 kilomètres à Lévis et à Québec
  • 60 arrêts
  • 10 pôles d'échanges (gares)
  • 1 milliard $
  • 2016-2019 : études, plans et devis
  • 2019 : début de la construction
  • 2022 : mise en service de la phase 1
  • 2025 : mise en service complète

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