Labeaume en remet sur Uber

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«On cherche de la fiabilité. Il faut qu'à chaque soir qu'il y a un spectacle, tous les gens puissent être reconduits», a martelé Régis Labeaume, au sujet du dossier Uber, mercredi.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Une journée après s'être entendu avec les taxis pour améliorer le service au Centre Vidéotron, le maire Régis Labeaume se demande comment il pourra fonctionner sans Uber.

«Les shows de Pearl Jam et Justin Bieber, entre 10h [22h] et minuit, dans les deux cas, il y a eu à peu près 200, 250 raccompagnements Uber. Une chance qu'on les a eus. Je sais pas ce qu'on aurait fait», a-t-il laissé tomber mercredi après-midi, se référant à une «information» qui lui est parvenue le matin même. «C'est beaucoup de monde», a-t-il ajouté.

Le maire de Québec n'a pas commenté directement l'engagement du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec de déployer au moins 300 véhicules, soit la moitié du parc, les soirs où de grands événements ont lieu à l'amphithéâtre. 

«On cherche de la fiabilité. Il faut qu'à chaque soir qu'il y a un spectacle, tous les gens puissent être reconduits», a plutôt martelé M. Labeaume. À défaut, il craint de «perdre des gens de l'extérieur», les 25 % de spectateurs qui n'habitent pas la région de Québec. «On ne peut pas se permettre ça», a-t-il insisté. 

Le maire s'est défendu d'être désormais dans le camp d'Uber. «Le problème avec Uber, c'est qu'ils ne sont pas fiscalement responsables. On ne peut pas endosser une entreprise qui refuse de payer son dû aux différents gouvernements», a-t-il commenté. 

Un chauffeur d'Uber, qui ne veut pas être identifié publiquement, croit aussi que «le problème, si on n'était pas là, serait bien pire». 

Relevé à l'appui, il nous a prouvé qu'il avait fait 24 transports, son record personnel, le jour du spectacle de Pearl Jam. Et encore, il était là pour l'entrée, mais pas la sortie du spectacle. Richard (nom fictif) estime qu'il y avait une quarantaine de chauffeurs comme lui sur le terrain et qu'ils ont dû faire collectivement environ 1000 voyages dans la journée entre l'aéroport, la gare, les hôtels, l'avenue Cartier, où se tenait un rassemblement de membres du fan club, et évidemment l'amphithéâtre. 

Considérant la demande, les prix d'Uber étaient d'ailleurs majorés une partie de l'après-midi et de la soirée. Le facteur était de 1,9, le maximum vu dans la capitale jusqu'à aujourd'hui. 

«À 90 %, c'était des touristes», a constaté Richard. Il a transporté des Américains, des Canadiens, «des gens qui ont l'habitude d'utiliser Uber». Le soir de Justin Bieber, la demande était moins forte, a-t-il admis. 

Notre interlocuteur nous a expliqué que pour bien desservir l'amphithéâtre en fin de soirée, alors qu'ils n'ont pas accès aux voies réservées et que des bouchons se forment, les chauffeurs d'Uber demandent souvent à leurs clients de sortir d'ExpoCité. Ils les attendent sur le boulevard Wilfrid-Hamel, la rue Soumande ou à Fleur de Lys, par exemple. 

Toutes ces statistiques n'ont pu être validées auprès d'Uber Québec. L'entreprise a comme politique de ne pas dévoiler le nombre de transports qu'elle effectue et à quel prix. 

Avec Valérie Gaudreau

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