Taxis à l'amphithéâtre: affrontement entre les chauffeurs et Labeaume

Régis Labeaume... (Photothèque Le Soleil, Érick Labbé)

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Régis Labeaume

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(Québec) Le maire Régis Labeaume et les taxis de Québec se livrent une guerre des chiffres, mardi, concernant le service offert à l'amphithéâtre après les grands événements.

Au conseil municipal, lundi, le maire de Québec a menacé d'appuyer Uber si les taxis n'améliorent pas le service offert à Québec et plus particulièrement au Centre Vidéotron les soirs de spectacles. Mardi matin, il a maintenu la ligne dure, affirmant que les taxis «ont l'obligation de donner le service» et de faire «plusieurs voyages» pour bien servir les foules.

M. Labeaume a évoqué des «histoires d'horreur». Des spectateurs auraient ainsi attendu trois heures après la prestation de Pearl Jam avant d'obtenir un taxi. Une heure après Justin Bieber, samedi, 160 personnes attendaient toujours d'être transportées, dont plusieurs adolescentes incluant la sienne. «Après 10 minutes, il n'y avait plus de taxis. Ça marche pas», a dénoncé l'élu, répétant qu'il «doit trouver une solution» et flirtant avec Uber.

Pas de navettes

M. Labeaume balaie du revers de la main l'idée de créer des navettes, autres que celles du Réseau de transport de la Capitale (RTC), car 25 % des spectateurs viennent de l'extérieur de Québec et séjournent à l'hôtel. «Les gens, ils ne veulent pas des navettes. Ils veulent un taxi pour aller à l'hôtel. On commencera pas à créer des produits que le monde veut pas», dit-il.

Pendant ce temps, le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) sortait lui aussi ses statistiques. Selon le président Abdallah Homsy, qui a accès à des données GPS, il y avait 80 taxis aux portes de l'amphithéâtre de Québec, 40 qui tentaient de s'y frayer un chemin et 80 autres en service dans la ville de Québec à la fin du spectacle de Justin Bieber, samedi.

Accès problématique

Le problème, selon lui, c'est que les taxis peinent à quitter les terrains d'ExpoCité et encore plus à y revenir car les rues se remplissent à ras bord quand l'amphithéâtre se vide d'un coup.

«À moins que les voitures d'Uber puissent voler, Uber ne changera rien. Le bouchon autour du centre Vidéotron est tellement dense que les taxis ont beaucoup de mal à y retourner une fois la première course terminée», a déclaré M. Homsy dans un communiqué de presse. Ce dernier croit que le projet de loi sur l'industrie du taxi permettra d'améliorer le service grâce à la fusion de territoires et à l'autorisation du taxi partage, qui permettra de partager une course - et la facture - avec des inconnus.

M. Homsy désignera les points chauds du réseau routier entourant le Centre Vidéotron lors d'un point de presse sur le boulevard Wilfrid-Hamel, cet après-midi, après un entretien téléphonique prévu avec le maire Labeaume. 

Avec la collaboration de Valérie Gaudreau

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