CSeries: Ottawa lie l'aide au maintien des emplois et du siège social

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Le ministre Navdeep Bains a répété jeudi que les négociations avec Bombardier vont bon train et que son gouvernement tient à «faire partie de la solution».

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Longueuil

Le gouvernement fédéral lie l'aide d'un milliard $ US que lui réclame Bombardier pour soutenir la CSeries au maintien des emplois, de la recherche et du développement ainsi que du siège social au Canada.

De passage à l'Agence spatiale canadienne, jeudi, à Longueuil, le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a répété à plusieurs reprises que les négociations avec Bombardier vont bon train et que son gouvernement tient à «faire partie de la solution».

«Pour nous, la première priorité est de faire progresser l'intérêt public et l'intérêt public, ce sont des emplois de bonne qualité, de la recherche et du développement et le maintien du siège social ici», a-t-il dit. «Nous voulons désespérément faire partie de la solution, mais il faut le faire de la bonne façon», a affirmé le ministre.

M. Bains a par ailleurs refusé de discuter de la question de la gouvernance, c'est-à-dire le contrôle que maintient la famille Bombardier-Beaudoin sur l'entreprise par le biais d'actions multivotantes, affirmant de nouveau que la démarche du gouvernement vise d'abord «l'intérêt public» et ramenant du coup le lien avec les activités canadiennes de l'avionneur.

180 000 emplois

Navdeep Bains a fait valoir que Bombardier est également au sommet d'une chaîne de 950 fournisseurs et qu'il représente le navire amiral du secteur aérospatial qui représente 180 000 emplois et une activité économique de 29 milliards $ d'un bout à l'autre du pays.

«Le secteur aérospatial a un impact significatif en Ontario, en Colombie-Britannique, dans le Canada atlantique. Les implications sont nationales», a-t-il rappelé.

«Bombardier n'est pas seulement une compagnie montréalaise ou québécoise, c'est une marque canadienne forte», a-t-il ajouté.

Quant au délai qui s'éternise pour en venir à une entente, le ministre s'est contenté de rappeler qu'il ne pouvait prendre de décision unilatérale.

«Ce n'est pas quelque chose que nous pouvons automatiquement annoncer seuls de notre côté. Nous devons discuter avec l'entreprise de façon à ce qu'ils acceptent de travailler avec nous. [...] Et ils comprennent que nous voulons agir dans l'intérêt public», a-t-il répété.

«Nous ne voulons pas couper les coins ronds; nous ne voulons pas prendre de raccourcis. Nous voulons être réfléchis, responsables», a ajouté le ministre avant de laisser entendre qu'un dénouement était proche («The timing is really coming to a solution»), tout en ajoutant que les discussions étaient «respectueuses» et «constructives».

M. Bains n'a pas voulu non plus aborder les conséquences d'un éventuel refus du fédéral de venir en aide à Bombardier, mais il a tout de même mentionné à deux reprises un argument qu'Ottawa pourrait invoquer advenant une telle éventualité, soit que le gouvernement fédéral a déjà contribué 1,3milliard$ à la compagnie au cours des cinq dernières décennies sous forme de subventions ou de prêts, dont une injection de 350 millions $ pour la recherche et le développement de la CSeries en 2005.

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