Uber: Daoust écarte le rachat de permis de taxi

Si le projet de loi de Jacques Daoust... (Photothèque La Presse, Patrick Sanfaçon)

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Si le projet de loi de Jacques Daoust est adopté, les chauffeurs d'Uber seront tenus de payer des frais importants avant de pouvoir prendre le volant, un élément susceptible de les dissuader de le faire.

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(Québec) Ce n'est pas en rachetant des permis de taxi que le gouvernement du Québec fera une place à Uber, a confirmé mercredi le ministre des Transports, Jacques Daoust, refusant par ailleurs de révéler tout détail du projet de loi qui sera déposé la semaine prochaine.

Le ministre a été forcé de réagir à un article publié par La Presse affirmant que Québec va considérer tous ceux qui font du transport rémunéré comme des chauffeurs de taxi et leur demander de payer des frais. Le nombre de voitures d'Uber serait aussi contingenté, ce qui va à l'encontre du modèle développé aux États-Unis et pourrait signifier son départ de la province.

Questionné après le conseil des ministres, où le projet de loi modernisant l'industrie du taxi a été discuté, le titulaire des Transports n'a pas voulu parler de ses intentions. «À partir du moment où il y a un projet de loi, je ne peux pas en parler sans outrage au Parlement», a-t-il fait valoir, mentionnant néanmoins que sa solution avait le «soutien total» de ses collègues.

M. Daoust n'a pas caché qu'il avait écarté l'idée, avancée précédemment, de racheter des permis de taxi pour les louer à Uber.

«Le rachat des permis est complexe parce que les règles comptables font qu'on devrait mettre sur la table tout de suite, reconnaître dans nos dépenses la pleine valeur de tous les rachats éventuels. Ce que ça voudrait dire, ce serait par exemple de passer la dépense de 1 milliard $. La question qu'on doit se poser, c'est si on avait 1 milliard $ disponible demain matin, la priorité du gouvernement du Québec, est-ce que c'est de racheter des permis de taxi? Je pense que poser la question, c'est y répondre», a-t-il développé.

Selon le ministre, il y a d'autres façons d'arriver à un système que le gouvernement veut équitable.

Le projet de loi sur Uber et les taxis doit être présenté la semaine prochaine afin de permettre son étude et son adoption d'ici la fin de la session parlementaire, sans recours au bâillon.

Se sachant dans le dernier droit, le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi a envoyé mercredi une longue lettre aux députés du Québec. Signé par l'ancien ministre Guy Chevrette, qui agit comme porte-parole, le texte fait le procès d'Uber et insiste sur les changements en cours dans l'industrie du taxi. «Mesdames, messieurs les députés, vous devrez vous prononcer sur Uber et l'industrie du taxi. Nous espérons que vous le ferez sans préjugés, en observant les faits, plutôt que les beaux parleurs», conclut la lettre.

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