Laurentienne: rencontre Labeaume-Daoust le 18 mai

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Le maire Labeaume a dit lundi commencer à s'impatienter dans le dossier de l'élargissement de l'autoroute Laurentienne.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Régis Labeaume rencontrera le ministre des Transports, Jacques Daoust, le 18 mai pour discuter de l'élargissement de l'autoroute Laurentienne. C'est tard au goût du maire de Québec. «Il joue un peu avec mes nerfs», a lancé M. Labeaume qui s'impatiente dans cet épineux dossier.

«J'ai réussi à avoir un rendez-vous le 18. Ça va prendre trois semaines, c'est un peu long», n'a pas caché le maire de Québec qui semble avoir bien hâte de proposer sa vision en réplique au projet du ministre auquel il est opposé.

Le gouvernement Couillard souhaite ajouter une voie en direction sud qui sera réservée aux autobus, au covoiturage et aux voitures électriques, mais entre la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV seulement.

Le maire de Québec souhaiterait plutôt voir l'artère élargie jusqu'au centre-ville. Il estime aussi que la quantité d'autobus qui empruntent ce tronçon ne justifie pas une voie réservée. Ils ne seraient que 13 véhicules.

Bref, le projet du ministre ne tient tout simplement pas la route aux yeux de Régis Labeaume qui déplore de plus de ne pas avoir été consulté dans le processus.

Excédé, le maire a annoncé la semaine dernière avoir confié aux conseillers municipaux de son équipe, Rémy Normand et Jonatan Julien, le mandat de faire produire une carte avec la vision de la Ville pour ce projet.

L'administration Labeaume présentera donc aux experts du ministère des Transports et au ministre Daoust rien de moins que ses propres plans «dessinés et chiffrés». Mercredi, le maire avait admis qu'il n'est pas commun qu'une municipalité prépare des plans pour un projet relevant du provincial. «C'est rare, mais on va le faire. On est compétents là-dedans», avait-il lancé.

Des plans qu'il souhaite d'ailleurs rendre publics après les avoir présentés au ministre Daoust. «On va voir le 18. Je ne peux pas vous en dire avant», a-t-il conclu.

Art public: Anne Guérette semblait ignorer la règle du 1 %

Anne Guérette déposera lundi matin sa candidature officielle... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 5.0

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Anne Guérette déposera lundi matin sa candidature officielle pour tenter de devenir la chef de Démocratie Québec.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

La conseillère Anne Guérette, pourtant architecte, n'a pas semblé connaître la loi du 1 % sur l'art public lundi en critiquant le contrat de 1,12 million $ octroyé au duo d'artistes Cooke-Sasseville pour une oeuvre devant l'amphithéâtre.

«C'est beaucoup d'argent», a laissé tomber la conseillère de Démocratie Québec au moment du vote sur le contrat pour l'oeuvre qui sera installée l'été prochain sur la place Jean-Béliveau devant le Centre Vidéotron.

«On a déjà 10 millions $ pour une place publique. On ajoute 1 million $ pour une oeuvre d'art. Il n'y a pas de fin», a-t-elle lancé. 

Or, l'élue de l'opposition depuis 2007 n'a pas relevé dans son intervention que cette somme est obligatoire en vertu d'une loi provinciale datant de 1961. Selon la Politique d'intégration des arts à l'architecture, l'équivalent de 1 % du montant d'une subvention provinciale allouée à la construction d'un bâtiment public doit être consacré à une oeuvre d'art selon un concours chapeauté par le ministère de la Culture.

«Ce sont les règles que la Ville s'est données», a plutôt avancé Mme Guérette, estimant qu'il y a «beaucoup» d'art public à Québec. «On n'est pas contre les artistes, mais c'est beaucoup d'argent», a-t-elle martelé en disant faire l'écho de ce qu'elle entend «sur le terrain». 

L'intervention, qui a suscité un certain malaise dans la salle du conseil municipal, a surtout fait bondir la conseillère responsable de la culture, Julie Lemieux. «Le gouvernement du Québec a mis 200 millions $ dans l'amphithéâtre. C'est le 1 % du gouvernement», a soupiré la conseillère d'Équipe Labeaume. 

«Jean-Paul L'Allier doit se revirer dans sa tombe!» a lancé Mme Lemieux, excédée. «J'en reviens pas. Qu'une architecte, conseillère du Vieux-Québec dise qu'il y a trop d'art public et qu'elle ne sait pas en plus que c'est la loi du gouvernement du Québec.» 

La conseillère Chantal Gilbert, elle-même artiste, s'est dite «sidérée et choquée».

En réplique, Anne Guérette a assuré connaître «très bien» la politique gouvernementale du 1 %. «Mais on aurait pu prendre la place où on met 10 millions $ et en faire une oeuvre d'art», a-t-elle lancé. Cette manoeuvre est toutefois impossible. «Je pense que je suis quand même le reflet de ce que certaines personnes pensent sur le terrain», a martelé l'élue de Démocratie Québec.

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