SLR à Montréal et SRB à Québec: «On compare des pommes avec des oranges»

Une maquette fournie par la Ville de Québec... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Une maquette fournie par la Ville de Québec montrant à quoi ressembleraient les rues après l'implantation du service rapide par bus.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Pourquoi cinq ans pour la mise en service du système léger sur rails (SLR) à Montréal et 10 ans pour celle d'un service rapide par bus (SRB) à Québec? «On compare des pommes avec des oranges», selon l'administration Labeaume, qui prévient la population que la construction du SRB sera «invasive» et «difficile».

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, ont voulu mettre les pendules à l'heure, lundi, pour éviter les comparaisons entre le SLR de Montréal et le SRB de Québec.

«On compare des pommes et des oranges. On... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

Agrandir

«On compare des pommes et des oranges. On est sur rails à Montréal, dans des milieux périurbains», a répondu le président du RTC, Rémi Normand, lorsqu'interrogé au sujet de l'échéancier deux fois plus court du SLR montréalais. Il ajoute qu'à Québec, le SRB sera construit essentiellement en zone urbaine, ce qui rend l'opération beaucoup plus complexe. «On n'est pas du tout dans la même sorte de projet.»

Le Soleil, Erick Labbé

Selon l'échéancier actuel, le projet de 38 kilomètres de voies réservées au SRB projeté par Québec et Lévis, évalué à un milliard de dollars, doit être terminé en 2025. À Montréal, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), promoteur du chantier de 5,5 milliards $, espère une mise en service partielle dès 2020 et un SLR 100 % fonctionnel en 2021. Le SLR doit relier la métropole à la couronne nord, la Rive-Sud et l'aéroport.

«On compare des pommes et des oranges. On est sur rails à Montréal, en grande majorité dans des milieux périurbains. On n'est nullement en milieu urbain comparé au SRB qui, lui, est un projet d'aménagement et de requalification du territoire», a expliqué M. Normand lorsqu'interrogé, en conférence de presse, à savoir pourquoi l'échéancier était deux fois plus court à Montréal. «On n'est pas du tout dans la même sorte de projet.»

Affirmant d'entrée de jeu que le SLR est «un projet fantastique pour Montréal», le maire de Québec a abondé dans le même sens. «Tout le long du trajet [du SLR de Montréal], ce sont les voies [rails] existent déjà. Ils vont les doubler à certains endroits, mais c'est en friche sur des terrains industriels. Ils n'ont pas à défricher de coin de rue en coin de rue. Nous, à chaque coin de rue, il va y avoir un problème», a-t-il exposé.

Régis Labeaume a du même souffle prévenu que la construction du SRB, prévue à compter de 2019, sera très difficile et complexe. «Quand ton chemin est tracé et qu'il existe déjà, ça change tout. Le problème dans la construction d'un tramway ou d'un SRB, c'est que tu rentres dans la vie du monde. Quand tu embarques sur la 1re Avenue, il y a du monde qui circule là et il y a du monde qui vit là. C'est pas pareil. C'est très invasif. [...] Quand on va arriver sur Laurier et qu'on va commencer les travaux, vous allez voir que c'est tough

Le maire a aussi évoqué la question du financement pour expliquer certains délais. «Ça a pris un an, entre l'annonce du projet et le démarrage du bureau d'étude. Mais c'est ça, on est dans le public», a-t-il souligné à propos des 12,5 millions $ pour ledit bureau, confirmés par Québec à la mi-mars.

Le fait que la CDPQ mette directement 3 milliards $ sur la table aide à faire avancer le projet plus rapidement, selon M. Labeaume. «Ils l'ont, ils peuvent le mettre en partant [sans attendre les décaissements des gouvernements].»

Jaloux, le maire de Québec? «Je le vis très bien, a-t-il rétorqué. Je suis le premier à dire que c'est pas assez dense comme ville [Québec]. Il n'y a pas assez de clients. On n'a pas la ville pour rendre un projet rentable pour la Caisse.»

À ce sujet, il n'est pas complètement impossible que la CDPQ puisse participer au financement du SRB. Le maire Labeaume entend «ouvrir les livres» durant la phase d'études des prochains mois. «On leur a dit : "S'il y a quelque chose de payant pour vous autres, venez-vous-en".»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer