16 000 $ pour une étude sur le dieu en spaghettis volant

L'Église du Monstre en Spaghettis volant est née...

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L'Église du Monstre en Spaghettis volant est née aux États-Unis de l'imagination de militants laïcs qui voulaient protester contre l'enseignement du créationnisme à l'école.

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(Québec) Le ministère des Transports du Québec a dépensé 16 000 $ pour une étude sur le «pastafarisme», une pseudo-religion dont les adeptes se déguisent en pirates et disent croire en un dieu en forme de monstre en spaghettis volant. «Ridicule», dénonce la Coalition avenir Québec.

Les 16 000 $ ont été remis en 2015 à Louis Rousseau, spécialiste des religions et professeur à l'UQAM, afin qu'il formule un avis d'expert sur le pastafarisme pouvant servir de preuve devant le tribunal. Cela après qu'une citoyenne voulant être photographiée avec un foulard de pirate sur son permis de conduire eut déposé une poursuite contre la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), qui lui demandait de retirer son couvre-chef.

Le pastafarisme est une parodie de religion inventée aux États-Unis par un étudiant désirant critiquer l'enseignement du créationnisme, mis sur un pied d'égalité avec la théorie de l'évolution. En guise de protestation, le jeune homme a professé sa foi en un monstre composé de spaghettis et de boulettes de viande ressemblant à un crabe. Volant, invisible, ce dieu patenté serait le créateur de l'univers, selon ses adeptes qui ont un évident sens de l'humour. Ah oui : comme les pirates auraient été les premiers pastafariens, les disciples sont invités à se déguiser en pirates...

«Demander une étude là-dessus, franchement, je pense qu'il faut manquer de jugement en quelque part!» s'est exclamée Nathalie Roy, la députée caquiste de Montarville, lors de l'étude des crédits du ministère des Transports. Non sans qualifier la dépense de «ridicule» et d'«absurde».

Plaider la frivolité aurait suffi

C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle en est arrivé le juge Stéphane Sansfaçon de la Cour supérieure en octobre dernier. Dans son jugement, il s'est demandé pourquoi les procureurs de la SAAQ avaient soulevé des points de droit plutôt que la frivolité pour mettre fin à cette poursuite.

«Trop de personnes, impliquées dans de véritables litiges soulevant des enjeux susceptibles d'affecter leur vie ou celle de leurs enfants ou leur entreprise, attendent leur tour à la Cour pour qu'on puisse autoriser par le silence la monopolisation de telles ressources afin de faire déterminer si la demanderesse peut se faire photographier portant une passoire à pâtes ou un tricorne de pirate», avait-il écrit sur un ton sans équivoque.

Le ministre Jacques Daoust a défendu la décision de son ministère : «Quand tu prépares une défense, tu essaies de couvrir tous les angles. Je veux bien comprendre l'argument de la frivolité du tribunal. Sauf que si le tribunal avait décidé ce matin-là que ce n'était pas frivole et qu'on n'avait pas de défense à offrir, imaginez-vous que le pirate aurait gagné.»

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