Le ministre Daoust pas pressé de légiférer sur Uber malgré la tension

La tension monte entre les taxis et Uber.... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

La tension monte entre les taxis et Uber. En plus des nombreuses manifestations, la confrontation a dégénéré en violence vendredi.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Malgré d'apparentes tensions sur le terrain entre les chauffeurs de taxi et ceux de la plateforme numérique Uber, le ministre des Transports, Jacques Daoust, n'a pas l'intention de déposer un projet de loi à la hâte.

Appelé à commenter l'agression d'un chauffeur de taxi contre un conducteur d'Uber, survenue vendredi dans le Vieux-Québec, le ministre Daoust a simplement répondu, samedi, par le biais de son attachée de presse, qu'il condamnait «toute violence».

L'altercation, confirmée par le Service de police de la Ville de Québec, ne semble cependant pas presser le ministre dans sa démarche visant à encadrer le controversé service. «Un projet de loi sur l'industrie du transport rémunéré des personnes sera déposé à l'Assemblée nationale d'ici quelques semaines. Nous voulons corriger la situation actuelle [Uber est considéré illégal par le gouvernement] comme il le faut et d'un seul coup», a ajouté la porte-parole de M. Daoust.

Pendant ce temps, les représentants de l'industrie du taxi tapent du pied et craignent que les épisodes comme celui de vendredi ne se multiplient. En entrevue au Soleil après l'agression, le président de Taxi Coop, Abdallah Homsy, a affirmé que les chauffeurs «ne sont plus capables» d'attendre après la législation et qu'il devenait de plus en plus difficile de contrôler les agissements des troupes.

Le président de Taxi Coop, qui est aussi président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, a profité de l'occasion pour faire pression sur le ministre. «Plus le temps passe, plus le stress est là. C'est de plus en plus difficile de contrôler le terrain. [...] Le ministre Daoust doit accélérer les travaux du projet de loi.»

Au moins normaliser les règles

Les chauffeurs de taxi réclament la suspension complète d'Uber, ou du moins que ses chauffeurs soient soumis aux mêmes règles qu'eux. Actuellement, les chauffeurs d'Uber ne paient pas d'impôt et ne détiennent pas de permis du gouvernement. Le ministère des Transports a ordonné des saisies de véhicules, sans toutefois empêcher la progression du service en sol québécois.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer