Élargissement de Laurentienne: un «mauvais projet», selon Accès transports viables

L'autoroute Laurentienne Sud entre la rue George-Muir et... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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L'autoroute Laurentienne Sud entre la rue George-Muir et le boulevard Louis-XIV

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(Québec) L'élargissement de l'autoroute Laurentienne, par le nord et sans voie réservée pour le transport en commun, est «un mauvais projet, un projet XXe siècle», dénonce Accès transports viables, qui invite le Québec à se moderniser.

«Il y a des gens au MTQ [ministère des Transports du Québec] qui travaillent très très fort pour nous garder dans des solutions qui n'ont pas de bon sens. Je pense qu'ils sont pas mal déconnectés de la situation économique et environnementale québécoise», a pesté jeudi Étienne Grandmont, directeur général.

La veille, lors de l'étude des crédits de la Capitale-Nationale, le nouveau ministre responsable de la région, François Blais, a laissé tomber qu'une annonce était imminente en vue de l'élargissement de Laurentienne entre «la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV». Le tronçon pourrait même être plus long, selon sa collègue députée de Chauveau, Véronyque Tremblay, qui a précisé que la voie supplémentaire ne serait pas réservée uniquement aux autobus.

À l'automne, le projet d'ajouter une troisième voie en direction sud entre George-Muir et Louis-XIV avait été mis sur la glace par l'ex-ministre des Transports, Robert Poëti. Une partie de bras de fer s'était jouée entre lui et le maire de Québec, qui militait pour trois voies jusqu'au centre-ville, où la circulation est plus dense. Le sort de la voie réservée était en suspens.

M. Grandmont avait jeudi plusieurs questions à poser aux autorités provinciales en lien avec l'élargissement à la pièce de Laurentienne. «En quoi cela va réduire la congestion sur l'ensemble du réseau et à long terme?» a-t-il questionné, prédisant un déplacement des bouchons vers les échangeurs de l'autoroute Félix-Leclerc et à l'entrée du centre-ville. «Ça finit toujours par jammer ailleurs», résume-t-il.

M. Grandmont se demande également «en quoi c'est compatible avec la réduction des gaz à effet de serre», un objectif gouvernemental avoué. Il craint également un regain de l'étalement urbain dans la couronne nord alors que la Ville de Québec veut protéger le lac Saint-Charles, sa principale source d'eau potable.

«Sachant tout ça, en quoi ça vaut la peine d'investir autant de millions, voire des milliards de dollars, sur des projets d'infrastructures d'un autre siècle?» conclut-il.

De Lausanne, où il en était jeudi à la dernière journée de sa mission en Suisse, le maire Labeaume n'a pas commenté les affirmations du ministre Blais. «On va attendre le retour à Québec», a dit M. Labeaume, qui prend l'avion à Genève en début d'après-midi vendredi.

Avec Valérie Gaudreau

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