Les ingénieurs dans la rue pour réclamer de meilleurs salaires

Le dossier des ingénieurs du gouvernement du Québec relève... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le dossier des ingénieurs du gouvernement du Québec relève du nouveau président du Conseil du trésor, Carlos Leitão.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Les ingénieurs du gouvernement du Québec en ont ras le bol de voir se creuser l'écart salarial avec leurs collègues d'Hydro-Québec et du secteur privé, à l'heure où le ministère des Transports dit vouloir rebâtir son expertise. Au point où ils ont manifesté mardi, une première en quelques décennies.

À l'heure du midi, près de 300 ingénieurs ont quitté leurs bureaux au ministère des Transports, dans les directions régionales de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ainsi qu'au ministère de l'Environnement pour se rassembler devant le Centre des congrès de Québec, où le ministre des Transports prononçait un discours devant les membres de l'Association québécoise des transports (AQTr). 

Marc-André Martin agissait comme porte-parole en l'absence des dirigeants syndicaux retenus ailleurs. L'ingénieur a d'abord fait remarquer que cette manifestation était le fruit d'un mouvement spontané des syndiqués, qui rejettent l'augmentation salariale de 5,25 % sur cinq ans proposée par le Conseil du trésor. 

Sans chiffrer les demandes, celui-ci a fait valoir que les ingénieurs d'Hydro-Québec gagnent actuellement 16 000 $ de plus que ceux du gouvernement. Et en vertu de la hausse salariale de 19,3 % sur quatre ans qui leur a été consentie, cet écart pourrait doubler. «Pourquoi ça serait plus important de surveiller un barrage dans le Nord qu'un chantier comme celui de l'échangeur Turcot?» a illustré M. Martin. 

«Tout le monde tape sur le clou qu'il faut rebâtir l'expertise au ministère des Transports. Mais avec les salaires qu'on a, on n'est pas capables d'aller chercher les kingpins et les vieux routiers» oeuvrant dans des firmes privées, a-t-il déploré. 

Le ministre Daoust a pris la peine de rencontrer quelques syndiqués après son allocution, où il a justement parlé de «l'attraction, de la rétention et du développement de nos talents». 

À la sortie, il s'est dit «réceptif», mais pas vraiment au courant du dossier qui relève du nouveau président du Conseil du trésor, Carlos Leitão. Se défendant de vouloir faire de l'ingérence, M. Daoust a néanmoins assuré qu'il s'informerait plus avant. Répétant que l'objectif est toujours de ramener certaines tâches d'ingénierie au public, il a fait remarquer que cela pouvait générer des économies pour l'État au bout du compte. 

Selon le président Michel Gagnon, joint plus tard en après-midi, les ingénieurs ne sont pas sortis dans la rue pour revendiquer depuis la fin des années 80. D'autres moyens de pression, dont une grève de signature et une grève de sept heures, pourraient être exercés prochainement.

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