Évasion fiscale: les taxis critiquent «l'arrogance» d'Uber

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(Québec) Irrité par une offensive d'Uber qui incite les chauffeurs de taxi à payer leurs impôts, le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) affirme qu'il «n'a pas de leçon à recevoir d'une entreprise qui ne respecte pas les lois».

Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ, dit avoir été surpris par «l'arrogance» de la compagnie de transport. Dans une annonce faite vendredi, Uber incite ses chauffeurs qui gagnent plus de 30 000 $ par année à payer leurs taxes de vente au gouvernement du Québec. Du même souffle, Uber dénonce l'industrie du taxi, qui ferait perdre 73 millions $ au gouvernement québécois chaque année en raison de l'évasion fiscale et du travail au noir.

«Je les trouve hypocrites. Ça se peut pas que quelqu'un qui paie rien du tout nous fasse la morale», lance M. Homsy. Il met au défi Uber de dévoiler combien d'impôt il paie au gouvernement sur le pourcentage d'argent qu'il prélève à ses chauffeurs. Vendredi, l'entreprise soutenait qu'elle «respecte l'ensemble de ses obligations fiscales», sans révéler combien d'impôt est payé.

Reconnaissant que l'industrie du taxi, comme toute industrie, «doit travailler à s'améliorer pour contrer le travail au noir», M. Homsy soutient que ses membres retournent leur dû au gouvernement non pas à partir de 30 000 $ en gains, mais à partir «du premier sou gagné». «Dans le taximètre, il y a de la TPS et de la TVQ qui est prélevée dès le départ», explique-t-il.

Selon M. Homsy, Uber est bien davantage une menace pour les finances du Québec, car si le service était légalisé, les pertes fiscales seraient d'environ 118 millions $.

Projet de loi

Promis pour le mois de mars, le projet de loi pour encadrer les activités d'Uber n'a pas encore été déposé par le ministre des Transports Jacques Daoust. «On ne peut pas attendre et vivre ce qu'on a vécu avec M. [Robert] Poëti. Il faut que le gouvernement bouge! Il y a des gens qui sont sur le bord de la faillite, alors que le gouvernement prend son temps», déplore M. Homsy.

Si rien n'est fait, les moyens de pression de l'industrie du taxi pourraient reprendre de plus belle au cours des prochaines semaines. M. Homsy ne veut toutefois pas s'avancer sur le type de manifestations ou de perturbations qui pourraient avoir lieu.

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