Uber à la fourrière: les chauffeurs de taxi applaudissent le juge

Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

Agrandir

Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) estime que l'intervention du juge prouve que les sanctions servies aux conducteurs accusés de faire du transport illégal ne sont pas assez sévères.

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) trouve «aberrant» qu'il faille l'intervention d'un juge pour augmenter la pression sur les récidivistes d'Uber.

Le Soleil révélait jeudi que le juge Pierre A. Gagnon de la Cour du Québec a refusé de remettre à quatre chauffeurs d'Uber leur véhicule saisi de trois à six fois par les contrôleurs routiers. Estimant insuffisant le cautionnement de 530 $ proposé par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), chargée de la poursuite, le magistrat a pris la cause en délibéré et laissé les automobiles à la fourrière en attendant.

«C'est rendu que ça prend un juge pour dire que c'est assez», se désole Abdallah Homsy, président du RITQ. Il y voit la preuve que les sanctions servies aux conducteurs accusés de faire du transport illégal ne sont pas assez sévères. Depuis des mois, les chauffeurs de taxi suggèrent de suspendre automatiquement les permis de taxi des contrevenants.

La Commission des transports du Québec (CTQ) étudie aussi le cas d'un chauffeur d'Uber qui pourrait, s'il est reconnu coupable, se voir retirer les plaques d'immatriculation du véhicule utilisé. C'est déjà arrivé à des conducteurs coincés alors qu'ils s'affichaient sur le site de petites annonces Kijiji.

M. Homsy estime toujours qu'«Uber rit de tout le monde» en payant absolument tous les frais juridiques engagés par ses chauffeurs et en leur louant un véhicule pour qu'ils continuent de faire du transport illégal. Il fait valoir que les chauffeurs de taxi n'ont pas les mêmes moyens pour se défendre quand ils font entorse aux nombreuses lois et règles qui encadrent l'industrie.

La SAAQ n'a pas souhaité commenter le dossier puisqu'il est judiciarisé. Le Soleil voulait savoir pourquoi l'avocate de la société d'État n'a pas réclamé une augmentation du cautionnement pour les récidivistes, comme il est permis de le faire.

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a annoncé son intention de déposer un projet de loi d'ici la fin mars pour moderniser l'industrie du taxi et encadrer les services d'Uber. Jeudi, à son cabinet, on nous a répété que cela serait fait «le plus rapidement possible», mais qu'il fallait tenir compte que «plusieurs ministères sont impliqués».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer