Les nids-de-poule font même rager... les fabricants d'asphalte

Trop souvent, les entrepreneurs apprennent au printemps le... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Trop souvent, les entrepreneurs apprennent au printemps le nombre et l'ampleur des chantiers à venir.

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(Québec) Même les fabricants d'asphalte et les paveurs ragent contre les innombrables nids-de-poule qui déparent les rues de plusieurs municipalités du Québec en ce printemps cahotique.

Joe Masi est président du regroupement Bitume Québec, qui tenait ses assises annuelles à Québec cette semaine. En entrevue avec Le Soleil, jeudi, il a admis que certains membres avaient obtenu des contrats pour réparer des nids-de-poule ce printemps. La Ville de Montréal fait notamment appel au privé, celle de Québec l'envisage. 

Mais malgré ces occasions d'affaires, l'industrie du pavage est loin de se réjouir. «À court terme, c'est correct, on travaille, mais ce n'est pas ça qu'on veut», dit M. Masi. Pointant les défauts de chaussée comme cause d'apparition de ces vilains trous, il propose plutôt d'augmenter les budgets consacrés à la réfection en profondeur des routes endommagées et d'en assurer l'entretien par la suite. 

Or, peu de municipalités au Québec ont des programmes d'entretien pour prévenir la dégradation des chaussées. La Ville de Québec s'y est mise il y a quelques années, et le réseau s'améliore. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) s'est aussi engagé dans cette voie. 

«Il ne faut plus faire de nouvelles routes et après les laisser aller», insiste M. Masi. Selon lui, la proportion des budgets alloués au maintien des actifs pourrait facilement être multipliée par deux pour atteindre 40 % au lieu des 20 % actuels. 

Procéder plus tôt

Aussi, ce que l'industrie du pavage demande, c'est que les appels d'offres soient lancés plus rapidement. Trop souvent, les entrepreneurs apprennent au printemps le nombre et l'ampleur des chantiers à venir. Cela devient difficile pour eux de combler leurs besoins en main-d'oeuvre et de prévoir l'approvisionnement. 

Bitume Québec voudrait spécifiquement que le MTQ procède aux appels d'offres à l'automne, d'autant que ses budgets sont désormais planifiés sur deux ans.

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